Au procès du féminicide d’Aurore : « Un devoir de mémoire »
Le procès du meurtrier d’Aurore S. s’est poursuivi ce mardi à la cour d’assises du Bas-Rhin, où les proches du couple ont été appelés à témoigner. Ce moment a permis à plusieurs d’entre eux de faire entendre la voix d’Aurore et de lui rendre hommage.
Lors de la première audience, la présidente de la cour a rappelé la tragédie qui a frappé Aurore, dont le corps a été retrouvé sans vie en juillet 2022. Les accusations portent sur Benjamin L., l’ancien compagnon d’Aurore et père de leur fille, qui est accusé de l’avoir tuée après lui avoir assené une gifle puis l’avoir étranglée. Il aurait ensuite tenté de dissimuler son acte en plaçant un peignoir sous ses pieds pour faire croire à un accident.
Florian, un ancien compagnon et ami d’Aurore, a souligné l’importance de se souvenir d’elle : « On a un devoir de mémoire vis-à-vis d’elle. Elle est morte dans l’indifférence et le silence le plus total. » Le témoignage de ses proches révèle la douleur persistante causée par sa perte. Léa, une ancienne colocataire, a partagé son chagrin : « C’était une de mes meilleures amies. »
Ce procès met en lumière non seulement la violence faite aux femmes, mais aussi l’importance de la mémoire collective face à ces tragédies. Les témoignages des proches d’Aurore visent à rappeler que derrière chaque statistique, il y a une vie brisée.
Source : Rue89 Strasbourg