Féminicide de Cavaillon : le procès en appel s’ouvre à Nîmes
Ce lundi 15 juin, s’ouvre à Nîmes le procès en appel de Pierre Quistrebert, condamné pour le féminicide de Maguy, qui a reçu plus de trente coups de couteau au thorax et au visage alors qu’elle quittait son lieu de travail. L’ex-conjoint de la victime avait reconnu les faits, mais conteste toute préméditation.
Pierre Quistrebert a été condamné en première instance par la Cour d’assises du Vaucluse à Avignon, en juin 2025, à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat de Maguy. Il a été reconnu coupable d’avoir poignardé la victime à plus de 30 reprises sur le parking de son entreprise à Cavaillon, le 25 juillet 2022. Ce procès, prévu jusqu’au 18 juin, se déroule devant la Cour d’appel de Nîmes.
Maguy, âgée de 50 ans, a été poignardée alors qu’elle se trouvait dans sa voiture, sur le point de rentrer chez elle. L’attaque a eu lieu vers 12 heures, pendant la pause déjeuner, devant l’entreprise Sterne, spécialisée dans la fabrication de silicone. Selon le rapport du médecin légiste, 37 plaies ont été relevées, dont six mortelles.
Ce féminicide est le 61e enregistré en France en 2022, selon l’association Féminicides France, et le deuxième dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La relation entre Maguy et Pierre Quistrebert, qui a duré deux à trois ans sans cohabitation, avait récemment pris fin, ce que l’accusé n’a pas supporté. La nuit précédant le drame, il s’était déjà présenté au domicile de la victime, en état d’ivresse, et avait proféré des menaces. Bien que la victime ait alerté les gendarmes, elle n’avait pas souhaité porter plainte.
Ce procès en appel pourrait avoir des implications significatives sur la manière dont la justice traite les cas de féminicide et de violence conjugale en France.
Source : France 3 Régions
