Faut-il vraiment « légiférer l’amitié » ?
La députée insoumise Clémence Guetté a récemment proposé une réflexion sur la place de l’amitié dans la société contemporaine, en publiant un ouvrage intitulé « Pour une politique de l’amitié ». Dans cette œuvre, elle valorise la relation amicale en tant qu’acte de résistance face aux défis sociaux et politiques actuels.
L’amitié est souvent perçue comme un lien fondamental entre les individus, favorisant la solidarité et la compréhension mutuelle. Guetté souligne que la force de ce sentiment réside dans sa liberté intrinsèque, dépourvue de contraintes. Cependant, cette proposition soulève des questions sur la nécessité d’une régulation législative de l’amitié.
D’après les données de l’INSEE, en 2021, environ 75 % des Français affirmaient avoir des amis proches, ce qui témoigne de l’importance des relations amicales dans la vie quotidienne. Ce chiffre suggère que l’amitié joue un rôle crucial dans le bien-être social et individuel.
La proposition de Guetté pourrait ainsi inciter à une réflexion plus large sur le soutien institutionnel des relations amicales, même si cela semble contradictoire avec l’idée de liberté qui caractérise ces liens.
En conclusion, bien que l’idée de « légiférer l’amitié » puisse paraître audacieuse, elle mérite d’être examinée à la lumière des valeurs de liberté et d’authenticité qui définissent ce type de relation.
Source : Clémence Guetté, « Pour une politique de l’amitié ».



