[Fantasia 2026] Her Private Hell. et le nôtre aussi

Nicolas Winding Refn revient avec Her Private Hell au Festival Fantasia

Nicolas Winding Refn, réalisateur danois, n’avait pas réalisé de film depuis dix ans. Bien qu’il ait produit deux séries, Too Old to Die Young et Copenhagen Cowboy, et qu’il soit devenu un personnage dans le jeu vidéo Death Stranding, son retour au cinéma avec Her Private Hell (ou Son enfer secret) marque un moment significatif de sa carrière. Lors du dernier Festival de Cannes, il a révélé avoir failli mourir en 2023, exprimant son désir de profiter pleinement du reste de sa vie.

Le film a été présenté en ouverture de la 30e édition du festival Fantasia, où Refn a reçu le Prix Cheval Noir en reconnaissance de sa carrière. L’émotion palpable du réalisateur contrastait avec la réception du film, qui a suscité des réactions mitigées.

Her Private Hell se déroule dans une ville futuriste, où une jeune femme nommée Elle (Sophie Thatcher) erre dans des rues brumeuses. Elle est en visite pour un tournage orchestré par son père, Johnny Thunders, et tente de renouer avec sa belle-mère, Dominique (Havana Rose Liu). Parallèlement, un soldat américain, K. (Charles Melton), recherche sa fille disparue. Les deux personnages, bien que dans le même cadre spatial, semblent évoluer dans des dimensions différentes, unis par un tueur en série qui sévit dans la brume.

La direction artistique de Refn, caractérisée par une utilisation intense de la lumière et des néons, rappelle son précédent travail sur The Neon Demon. Cependant, la substance du film soulève des interrogations, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes. Malgré un casting majoritairement féminin, le film est critiqué pour son écriture masculine, où les personnages féminins sont souvent définis par leur relation aux hommes et sont victimes de violence.

Le film, qui sortira au Québec le 24 juillet 2026 et en France le 23 septembre 2026, continue de susciter des débats sur la manière dont il traite ses thèmes centraux, notamment la beauté, la violence et l’objectivation des femmes.

Source : Cinématraque

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