Familles de France et la CGT s’inquiètent d’une remise en cause des avantages familiaux

Familles de France et la CGT s’inquiètent d’une remise en cause des avantages familiaux

La Confédération générale du travail (CGT) a exprimé ses préoccupations concernant le projet de budget et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, accusant le gouvernement de planifier des économies qui affecteraient « les familles et les étudiants », malgré un excédent de 1,2 milliard d’euros de la branche famille de la Sécurité sociale. Selon le syndicat, il n’est pas prévu que cet excédent bénéficie aux familles, mais plutôt que de nouvelles mes d’économies soient mises en œuvre.

Un rapport des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF), daté de juin et révélé récemment par le journal Les Echos, propose de réaliser près de 2,5 milliards d’euros d’économies à court terme et jusqu’à 4,2 milliards à long terme sur les politiques familiales. La CGT souligne que ces économies pourraient se traduire par des dépenses supplémentaires pour les parents et leurs enfants, notamment par la réduction des APL pour les étudiants et la suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité.

Le syndicat insiste sur le fait que l’harmonisation à la baisse de certaines prestations, justifiée par le fait qu’elles bénéficieraient davantage aux familles les plus aisées, remet en question le principe d’universalité de la Sécurité sociale.

De son côté, Familles de France a alerté sur une potentielle remise en cause de la majoration de pension de 10 % accordée aux parents de trois enfants ou plus. Ce rapport évoque la possibilité de la remplacer par une majoration forfaitaire de 125 euros par mois. Pour l’organisation, les droits familiaux à la retraite représentent une reconnaissance de l’investissement des parents dans l’éducation des enfants et de leur contribution à l’avenir de la société.

Familles de France met également en garde contre les conséquences d’une réduction de ces droits, qui pourrait fragiliser les pensions de personnes dont les carrières ont déjà été impactées par des responsabilités familiales, en particulier pour les femmes dont les carrières sont souvent marquées par des interruptions d’activité.

L’organisation appelle donc l’exécutif à ne pas faire des familles une variable d’ajustement budgétaire et à garantir que toute évolution des droits familiaux à la retraite ne se traduise pas par une diminution du niveau de pension des parents.

Source : Les Echos

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