Avis favorable pour la réalisation du projet d’extension du tramway des Catalans à Marseille
Suite à l’enquête publique, la commissaire enquêtrice a émis un avis favorable au projet de tramway des Catalans à Marseille entre la rue de Rome et la place du 4-Septembre. Sa mise en service est attendue autour de 2029-2030. Un projet qui a suscité de nombreuses controverses.
Le projet concerne un tronçon de 2,1 kilomètres entre la rue de Rome et la place du 4-Septembre. Malgré les controverses qui l’entourent depuis plusieurs années, la commissaire enquêtrice a pris une décision après avoir analysé près de 2 800 contributions des habitants. Clairette Gatineau, responsable de cette analyse, a rendu un « avis favorable pour la réalisation du projet d’extension du tramway« , comme l’indique un document publié par la préfecture des Bouches-du-Rhône le 9 juillet 2026.
Ce tronçon, qui bifurque de la ligne T3 (Gèze – La Gaye) au niveau de la rue de Rome, traversera des zones comme le cours Pierre-Puget, le boulevard de la Corderie et l’avenue de la Corse. Le coût estimé de cette extension est de 75 millions d’euros, et elle fait partie des 16 projets de mobilité prioritaires du Plan Marseille en grand.
La commissaire enquêtrice a également émis des réserves concernant le parking Dessemond, demandant une « étude plus détaillée sur les besoins en stationnement pour démontrer l’utilité des 220 places de stationnement prévues« . Elle a recommandé de « revoir le nombre de places dans les parkings existants privés ou publics« , « étudier les possibilités de parkings relais plus périphériques avec navette, tarifs préférentiels« , et « explorer d’autres formes d’usage de la voiture de type autopartage« .
Ce projet est perçu comme un ajout essentiel au réseau de tramway marseillais, desservant un bassin de population estimé à 42 000 habitants. Il vise également à requalifier et revégétaliser les grands boulevards qu’il empruntera, tout en développant des voies de déplacement doux pour les piétons et les cyclistes.
Cependant, des inquiétudes persistent concernant l’impact sur le trafic automobile, déjà complexe dans cette partie historique de la ville, et la possible disparition de 500 places de stationnement. Des critiques portent également sur la suppression de lignes de bus et les risques pour des bâtiments historiques, tels que l’abbaye Saint-Victor.
La décision finale dépend désormais de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de la Ville de Marseille, qui devront décider si elles suivent l’avis de la commissaire enquêtrice.
Source : Préfecture des Bouches-du-Rhône.