Expulsion, nombre de mises à l'abri, retour à l'errance : où en est la situation des familles qui patientent devant la mairie de Paris Centre ?

Expulsion, mises à l’abri et retour à l’errance : la situation des familles devant la mairie de Paris Centre

Plus de 250 personnes, dont des enfants et des mineurs non accompagnés, se sont rassemblées rue Eugène Spuller, après leur expulsion du Samu social. Cette situation soulève des questions sur les mes d’hébergement et les obligations légales de l’État et de la mairie de Paris.

Une première vague d’expulsions

Le 12 août, près de 150 CRS ont procédé à l’évacuation d’un campement devant le Samu social, où environ 450 personnes, dont 150 enfants, s’étaient installées. Cette évacuation fait suite à une saturation croissante des services d’hébergement d’urgence. Les travailleurs du 115 avaient déjà déclenché une grève pour protester contre la fermeture de 1 200 places d’hébergement supplémentaires.

Quelle situation pour les familles encore à la rue ?

Utopia 56, une association active dans le soutien aux sans-abri, dénonce le manquement de l’État à ses obligations légales. Les familles, qui occupaient le parvis de la mairie depuis un mois, n’ont reçu que peu de solutions. La Halle du Carreau du Temple, un bâtiment inoccupé, est suggérée comme un potentiel lieu d’hébergement.

Fatoumata Koné, adjointe en charge de la Solidarité à la mairie de Paris, a indiqué que la ville accueille déjà 2 100 personnes et commence à atteindre ses limites. Elle rappelle que l’hébergement d’urgence est principalement de la responsabilité de l’État.

Quelle implication de la mairie de Paris ?

La mairie a récemment pris en charge 80 femmes enceintes et familles avec des enfants en bas âge. Selon le Code de l’action sociale et des familles, la ville doit fournir un soutien matériel et psychologique aux femmes enceintes et aux mères isolées.

Quelles places ont été « arrachées » ?

La Préfecture de police a annoncé que 114 personnes ont été mises à l’abri, dont 62 ont été dirigées vers des centres d’accueil en Île-de-France. Toutefois, seulement sept ont accepté des propositions d’hébergement dans d’autres régions, illustrant les difficultés rencontrées par ces familles pour quitter Paris.

Les diagnostics sociaux pour ces places sont jugés obsolètes par les associations, qui estiment que ces mes ne sont pas suffisantes pour répondre aux besoins des personnes concernées.

Source : France 3 Régions

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