Le gigantesque réseau chinois de trains à grande vitesse ne cesse de s’étendre : Airbus revoit à la baisse les besoins en avions neufs du pays
Avec plus de 50.000 kilomètres de lignes, le train à grande vitesse s’impose de plus en plus dans les liaisons courtes et moyennes distances, traditionnellement dominées par l’avion. La Chine, en l’espace de 15 ans, est devenue le premier réseau ferroviaire à grande vitesse au monde. D’ici fin 2025, le pays devrait dépasser les 50.000 kilomètres de lignes en exploitation, avec un objectif de 60.000 kilomètres pour 2030, et des trains capables de dépasser les 350 km/h, avec l’ambition d’atteindre 400 km/h.
Dans ce contexte, Airbus a révisé à la baisse ses prévisions concernant le marché chinois des avions. L’avionneur estime désormais que les compagnies aériennes chinoises auront besoin de 7.480 appareils monocouloirs neufs dans les 20 prochaines années, contre 7.950 dans ses précédentes estimations, représentant une diminution de près de 500 appareils, soit 6%. Cette révision concerne l’ensemble des constructeurs, y compris Boeing.
La montée en puissance de Comac, le constructeur d’État chinois, qui vise à concurrencer l’Airbus A320 et le Boeing 737 avec son appareil C919, ajoute une pression supplémentaire sur le marché. Airbus prévoit que l’essor des liaisons ferroviaires à grande vitesse de moins de six heures (environ 1.000 kilomètres) pourrait entraîner une baisse de 10% de la demande en voyages aériens pour ces trajets, le train étant souvent plus pratique.
Le réseau chinois de lignes à grande vitesse représente actuellement 70% de l’offre mondiale. À titre de comparaison, le réseau ferré français compte 30.000 kilomètres de voies, dont 2.800 kilomètres de voies à grande vitesse, tandis que le réseau du Shinkansen au Japon s’étend sur environ 3.600 kilomètres.
Source : BFM TV

