Ex-stagiaire soupçonnée d’espionnage à l’OTAN : l’opposition à Ottawa veut une enquête

Ex-stagiaire soupçonnée d’espionnage à l’OTAN : l’opposition à Ottawa réclame une enquête

Des députés du Parti conservateur et du Bloc québécois ont demandé la tenue d’une réunion d’urgence du comité de la sécurité publique de la Chambre des communes pour enquêter sur les allégations d’espionnage visant une ancienne stagiaire canadienne. Cette dernière a récemment été arrêtée par les autorités belges.

Dans une lettre adressée au député libéral Jean-Yves Duclos, président du Comité permanent de la sécurité publique et nationale, le député conservateur Frank Caputo a exprimé que ces allégations sont « extrêmement préoccupantes » et soulèvent des questions sur les processus de filtrage de sécurité nationale du Canada. Il a ajouté que le Parlement doit déterminer s’il y a eu des lacunes dans le système de filtrage de sécurité du Canada et si ces lacunes auraient pu exposer des renseignements sensibles ou mettre en danger la sécurité du Canada et de ses alliés.

Signataires de la lettre

Les signataires de la lettre incluent :

  • Frank Caputo, Parti conservateur, Kamloops-Thompson-Nicola
  • Rhonda Kirkland, Parti conservateur, Oshawa
  • Dane Lloyd, Parti conservateur, Parkland
  • Chak Au, Parti conservateur, Richmond-Centre–Marpole
  • Claude DeBellefeuille, Bloc québécois, Beauharnois–Salaberry–Soulanges–Huntingdon

Dane Lloyd a également envoyé une déclaration au ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, qui a promis d’examiner la situation.

Comportements suspects

Biwei Zhang, identifiée comme l’accusée, était stagiaire au Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) de l’OTAN, situé à Mons, en Belgique. Bien que les autorités belges n’aient pas révélé son nom, une enquête de CBC News a permis de l’identifier. Son curriculum vitae indique qu’elle a précédemment travaillé pour l’Agence spatiale canadienne et Statistique Canada.

Des sources des services de sécurité ont rapporté que Zhang aurait eu un comportement suspect, attirant l’attention des services de sécurité de l’OTAN. Selon les médias belges, elle se montrait excessivement curieuse à l’égard de ses collègues, pénétrait dans des zones non autorisées et aurait accédé à des dossiers ne relevant pas de ses attributions professionnelles.

Zhang est actuellement détenue par les autorités belges, et les allégations portées contre elle n’ont pas été prouvées devant un tribunal.

Promesse d’enquête

Frank Caputo a indiqué que le comité examinera comment Zhang a pu obtenir un stage au quartier général militaire de l’OTAN, les contrôles de sécurité effectués avant son accès, ainsi que tout problème soulevé par les autorités canadiennes ou alliées. Le ministre de la Sécurité publique a déclaré qu’il mènerait une enquête approfondie sur les processus de vérification de sécurité du Canada, affirmant que les Canadiens méritent de savoir ce qui s’est passé.

La semaine dernière, le premier ministre Mark Carney a suggéré que les responsables canadiens de la sécurité n’avaient pas été pris au dépourvu par cette arrestation.

Source : CBC News

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