Ex-entraîneur cycliste des Hauts-de-Seine condamné pour agression sexuelle.

Hauts-de-Seine. « Il aurait probablement continué » : un ex-entraîneur cycliste condamné pour agression sexuelle

« Il aurait probablement continué » : un ex-entraîneur cycliste condamné pour agression sexuelle

Un ancien cadre du club de cyclisme de Clamart, dans les Hauts-de-Seine, a été condamné lundi à cinq ans de prison, dont un an ferme, par le tribunal correctionnel de Nanterre. William Bastit, 49 ans, a reconnu avoir commis des actes d’agression sexuelle sur un mineur de 13 ans en 2009, ainsi que l’envoi de messages obscènes à une dizaine d’autres adolescents. La procureure a souligné que, selon les propres aveux du prévenu, il aurait probablement poursuivi ses actes si ceux-ci n’avaient pas été révélés.

Avant les faits, William Bastit occupait des postes de responsabilité au sein de la Fédération française de cyclisme et était président du comité départemental des Hauts-de-Seine. En plus de sa peine de prison, il a été condamné à une interdiction définitive d’exercer toute activité en contact avec des mineurs et a reçu une injonction de soins.

L’enquête a été ouverte suite à un signalement en 2024 par un ancien membre du club, qui a dénoncé une agression sexuelle. Les faits remontent à octobre 2009, lorsque Bastit, qui hébergeait un adolescent, lui a montré un film pornographique, a insisté pour le masturber, puis lui a fait une fellation. L’adolescent, prénommé Yann, a déclaré devant le tribunal se sentir « prisonnier » de la situation, étant donné l’implication de sa famille dans la vie du club.

Aujourd’hui formateur sportif pour des mineurs, Yann a exprimé sa volonté de se positionner comme un professionnel tout en se remémorant l’enfant qu’il était à l’époque. Lors de l’audience, une photo de lui un an après les faits a été présentée, illustrant son jeune âge.

William Bastit a reconnu avoir été pédophile, bien qu’il prétende ne plus l’être depuis le début de l’enquête. Il a admis avoir vu la colère de Yann, mais a nié avoir compris la portée de ses actes. Malgré cela, il a continué à envoyer des messages à des adolescents jusqu’en 2024, abordant des sujets de sexualité et demandant des photos intimes. Quatorze adolescents ont été identifiés dans le cadre de l’enquête, mais certains n’ont pas souhaité porter plainte, et d’autres faits étaient prescrits.

« Je n’ai jamais joué l’amitié avec ces personnes, j’avais le vice d’envoyer ces messages, comme si j’étais deux personnes différentes », a justifié Bastit. Son avocate, Me Shahena Syan, a reconnu que les termes d’amitié étaient déplacés, tout en soulignant que son client reconnaît les faits et a pris conscience de ses actes.

Source : DNA

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