Vouloir à tout prix un summer body ce été est-il dépassé ?

Vouloir à tout prix un summer body cet été est-il dépassé ?

La préoccupation du « summer body » semble évoluer, avec une montée en puissance de la tendance « body positive » qui s’est affirmée depuis les années 90. Ce mouvement incite à accepter son corps tel qu’il est, tout en questionnant les normes de beauté imposées par la société.

Éviter les régimes drastiques

Valérie Gheenens, psychonutritionniste, rapporte qu’en 2019, une grande partie de ses patients cherchait des conseils pour perdre du poids, notamment pour se préparer au summer body. « À la rentrée de septembre, en janvier après les fêtes, et jusqu’en mars, beaucoup consultaient pour une remise en forme », explique-t-elle. Cependant, elle constate une évolution : les patients cherchent désormais un équilibre alimentaire plus durable. « Ce phénomène reste significativement présent, surtout chez les femmes, mais il évolue », ajoute-t-elle.

Préconiser un corps en bonne santé

Gheenens souligne l’importance d’un corps en bonne santé plutôt que d’adhérer à des standards de beauté extrêmes. « Il est dangereux d’aspirer à un summer body trop maigre », prévient-elle. Les indicateurs de santé, comme le taux de cholestérol et de glycémie, doivent rester dans des normes acceptables, même si le poids est légèrement supérieur à la moyenne.

Se détacher de ces diktats

Isabelle Desneaux, psychologue, encourage ses patients à se reconnecter à leurs sensations plutôt qu’à leur apparence. Bien que certains témoignages indiquent un désir de s’affranchir des diktats sociétaux, le contrôle du poids demeure une préoccupation persistante. Guillaume Vallet, sociologue, note que malgré une certaine évolution, « la norme reste un corps contrôlé, considéré comme beau ».

Un phénomène qui évolue

Le sociologue souligne que le summer body peut également être perçu comme un symbole de bonne santé, impliquant discipline et organisation de la vie. Toutefois, la psychologue Desneaux avertit que le contrôle de l’apparence est encore bien ancré dans les mentalités. « Manger une glace sans culpabilité pourrait être un bon début vers un changement », conclut-elle.

Source : La Libre

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