Le 3 septembre 2006 : Le satellite européen SMART-1 s’écrase sur la Lune
Le 3 septembre 2006, le satellite européen SMART-1 a percuté la Lune dans un impact intentionnel. Ce n’était pas un incident catastrophique, car la mission avait prévu cette collision.
Lancé en 2003, SMART-1 était le premier vaisseau spatial européen à se rendre sur la Lune. Il faisait partie d’un programme intitulé « Small Missions for Advanced Research in Technology » (Missions de petite taille pour la recherche avancée en technologie) de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui visait à tester de nouvelles technologies spatiales à faible coût.
L’objectif principal de SMART-1 était d’évaluer la propulsion électrique solaire, un moteur alimenté par l’énergie solaire. Pendant presque deux ans en orbite lunaire, le satellite a recherché de la glace d’eau et d’autres éléments chimiques sur la surface lunaire. L’impact a également servi à des fins scientifiques, permettant aux astronomes de la Terre d’observer l’événement et d’acquérir des informations sur la dynamique des impacts météoritiques.
À l’origine, la mission était censée durer six mois, mais grâce à des manœuvres de moteur, elle a été prolongée d’une année supplémentaire, suivie de quelques semaines supplémentaires après l’épuisement de son carburant. SMART-1 a finalement percuté la Lune à une vitesse de 7 200 km/h (4 473 mph), dans une région connue sous le nom de « Lac de l’Excellence ». Bien qu’aucun vaisseau spatial en orbite lunaire n’ait assisté à sa destruction, un télescope sur Terre a enregistré l’éclair produit par l’impact.
Ce n’est que 11 ans plus tard, en 2017, que la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA a pu détecter la marque laissée par SMART-1, révélant un cratère d’environ 4 mètres de large et une dépression de plus de 20 mètres de long.
SMART-1 a été un pionnier dans l’utilisation de la propulsion électrique à ion, une technologie qui a depuis été adoptée dans d’autres missions spatiales. Le succès de cette mission a ouvert la voie à des explorations interplanétaires plus efficaces et moins coûteuses.
Source : ESA, Space.com

