Alzheimer : Une étude sur 60 000 personnes révèle un lien inattendu avec ce qui se joue avant 2 ans
Une étude récente, publiée dans la revue npj Aging, met en lumière l’impact surprenant de l’alimentation durant les deux premières années de vie sur la santé cognitive à long terme. Les résultats indiquent qu’une faible exposition au sucre pendant cette période pourrait être associée à un risque significativement réduit de développer la maladie d’Alzheimer.
Une expérience grandeur nature révèle les effets du sucre
L’étude s’est appuyée sur des données de 60 394 participants issus de la UK Biobank, nés entre 1951 et 1956. Les chercheurs ont comparé la santé de ceux nés pendant le rationnement du sucre au Royaume-Uni, qui a duré jusqu’en 1953, avec ceux nés peu après la levée des restrictions. Les résultats montrent que les individus ayant eu une exposition limitée au sucre, depuis la grossesse jusqu’à l’âge de deux ans, présentent un risque de démence toutes causes confondues inférieur de 27 %, et de 46 % pour la maladie d’Alzheimer spécifiquement. De plus, le risque de dépression était réduit de 11 % et celui d’anxiété de 20 %. Aucun lien significatif n’a été observé avec la maladie de Parkinson.
Des différences visibles jusque dans le cerveau
Les chercheurs ont également réalisé des IRM cérébrales sur une partie des participants. Il a été observé que chez ceux exposés au rationnement, le cerveau semblait en moyenne 0,39 an plus jeune que leur âge réel. Certaines régions, comme l’hippocampe et le thalamus, avaient un volume plus important, des zones cruciales pour la mémoire et d’autres fonctions cognitives.
Diabète et hypertension également concernés
Les effets de la consommation de sucre durant la petite enfance ne se limitent pas à la santé cognitive. Une autre étude, prévue pour 2024, a révélé qu’une exposition réduite au sucre pendant les 1 000 premiers jours de vie est liée à un risque de diabète de type 2 inférieur d’environ 35 % et à un risque d’hypertension réduit de 20 %. Ces maladies peuvent, à leur tour, favoriser des atteintes vasculaires et augmenter le risque de démence.
Ces résultats soulignent l’importance de modérer la consommation de sucres ajoutés, en particulier pendant la grossesse et la petite enfance, afin de promouvoir une meilleure santé à long terme.
Source : npj Aging


