Covid-19 : six ans après, une étude révèle son véritable impact sur les enfants
La pandémie de Covid-19 a profondément modifié la vie des familles, engendrant la fermeture des écoles, des cours à distance, et des périodes d’isolement. Une étude parue en août 2026 dans la revue Child Development apporte un éclairage sur les effets à long terme de cette crise sur les enfants. Les chercheurs ont analysé 17 études longitudinales, sélectionnées parmi 136 propositions, qui ont suivi les mêmes enfants pendant plusieurs années, parfois depuis avant la pandémie.
Les résultats indiquent que la crise sanitaire a affecté le développement d’un certain nombre d’enfants, avec des difficultés notées dans des domaines tels que la concentration, la mémorisation et la gestion des émotions. Toutefois, l’intensité de ces effets varie considérablement en fonction de l’âge, du pays, et des conditions de vie. Dans l’ensemble, ces difficultés sont souvent jugées faibles à modérées, ce qui remet en question l’idée d’une génération entièrement bouleversée par la pandémie.
Des retards scolaires observés initialement se sont pour la plupart résorbés. Par exemple, en Uruguay, les écarts constatés en début de scolarité ont diminué avec le temps. Aux États-Unis, des élèves issus de milieux modestes n’ont plus montré de retards durables en lecture à leur arrivée en CE1.
Cependant, certains enfants continuent d’être fragilisés. Des retards persistants en mathématiques ont été notés au Ghana, tandis qu’aux États-Unis, certains jeunes enfants de foyers à faibles revenus éprouvent encore des difficultés de langage. Les conséquences les plus marquées concernent souvent les enfants déjà vulnérables avant la crise, tels que ceux vivant dans la précarité ou ayant un accès limité aux services éducatifs.
L’étude souligne également que les environnements stables ont joué un rôle protecteur, avec un soutien familial et des routines quotidiennes qui ont aidé les enfants à mieux faire face à la crise. Certaines familles ont d’ailleurs rapporté une expérience neutre ou positive de la pandémie sur leur vie familiale.
Enfin, les chercheurs rappellent que le Covid-19 ne peut pas être tenu pour responsable de toutes les difficultés observées depuis 2020. D’autres facteurs, comme l’augmentation du temps d’écran et les inégalités scolaires préexistantes, ont également pu influencer le développement des enfants.
Source : Child Development

