Ethan Nomo, champion de France de taekwondo à 14 ans, vise toujours plus haut
Ethan Nomo a récemment remporté le titre de champion de France de taekwondo, un objectif qu’il convoitait depuis longtemps. « Ça faisait longtemps que je convoitais ce titre. Quand j’ai gagné, je n’avais même plus les mots pour parler. J’ai simplement célébré et profité du moment avant d’appeler les personnes qui comptent pour moi », a déclaré l’adolescent. Pour atteindre la plus haute marche du podium, il a dû se défaire d’un adversaire membre de l’équipe de France en demi-finale. « Avant le combat, j’étais un peu défaitiste. Lorsque j’ai gagné, j’ai commencé à comprendre que je pouvais atteindre mon objectif », a-t-il ajouté. Ce moment de succès est gravé dans sa mémoire : « Je me suis jeté dans les bras de mon père et nous sommes tombés en arrière », sourit Ethan.
Chez les Nomo, le taekwondo est une tradition familiale. Justin Landry, le père d’Ethan, a fondé le club de Tosse il y a plus de dix ans et a lui-même connu le succès en compétition. Ethan, passionné par cet art martial, bénéficie du soutien de son père dans sa progression. « Quand il a commencé à s’intéresser à cette discipline, j’ai voulu qu’il la pratique correctement. Mon idée n’était pas qu’il devienne un grand champion, mais en le voyant travailler, je me suis rendu compte qu’il était capable d’aller très haut », se souvient Justin.
Pour sa première compétition à l’âge de 8 ans, Ethan ne mesurait pas l’importance de l’événement. Après avoir perdu, il a déclaré à son père : « Plus jamais je ne me ferai battre ». Depuis, il a participé à environ trente compétitions, remportant la médaille d’or dans les trois quarts des cas. Malgré quelques échecs, notamment pour décrocher le titre de champion de France à deux reprises, il persévère.
Justin Landry Nomo, qui jongle entre son rôle de père et d’entraîneur, reconnaît la difficulté de cette double casquette. « C’est très, très difficile. Je serais un menteur si je vous disais le contraire », admet-il. Ethan s’entraîne entre cinq et dix heures par semaine et suit une routine avant chaque combat pour se concentrer. « Je suis dans une espèce de bulle où il est très difficile de me déconcentrer. Je suis chrétien, donc je prie. Et dès que je fais ça, je me sens bien », explique-t-il.
À seulement 14 ans, Ethan fait preuve d’une maturité remarquable. Son père l’encourage à explorer d’autres passions, soulignant l’importance d’un équilibre entre le sport et les études. « Je ne veux pas me retrouver à 30 ans sans pouvoir exercer un métier », conclut-il.
Source : Sud Ouest
