États-Unis : Trump débloque 700 millions de dollars pour le charbon

États-Unis : Trump débloque 700 millions de dollars pour le charbon

Donald Trump a annoncé, le 4 juin, un investissement de 700 millions de dollars dans l’industrie du charbon, visant à maintenir en activité des mines et à construire deux nouvelles centrales. Cette décision a suscité la colère de l’opposition démocrate. Lors d’une conférence de presse, le président américain a souligné que les États où se trouvent ces infrastructures, comprenant 14 centrales et 42 mines existantes, avaient majoritairement voté pour lui lors du dernier scrutin présidentiel.

Trump a déclaré : « Notre action va permettre à ces infrastructures d’investir et de se moderniser, ce qui prolongera leur durée de vie de plusieurs décennies, renforcera la fiabilité de notre réseau électrique et, le plus important, maintiendra les tarifs de l’électricité très bas. » Les fonds serviront également à construire un terminal maritime à Oakland, en Californie, destiné à l’exportation de charbon. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), la production de charbon aux États-Unis a été divisée par deux entre 2005 et 2020, atteignant un point bas en 2024 avant de rebondir en 2025.

Un rapport de l’observatoire Global Énergies Monitor indique que les États-Unis sont la seule grande économie à avoir significativement augmenté leur consommation de charbon en 2025. La décélération de l’industrie charbonnière américaine était principalement due à une perte de compétitivité face à d’autres pays, notamment la Chine, ainsi qu’à des préoccupations environnementales. Le charbon est reconnu comme l’un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Les deux nouvelles centrales seront situées en Virginie-Occidentale et en Alaska, et seront construites avec « une technologie toute nouvelle, très propre », selon Trump. La dernière centrale à charbon mise en service aux États-Unis date de 2013. Une étude a estimé que les émissions des centrales à charbon ont causé la mort de 460 000 personnes entre 1999 et 2000.

La coalition parlementaire SEEC, regroupant une centaine d’élus démocrates favorables aux énergies renouvelables, a réagi en dénonçant cette décision comme un soutien aux pollueurs au détriment des Américains.

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions géopolitiques, notamment en raison de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a perturbé le détroit d’Ormuz, un passage clé pour 20 % du pétrole mondial.

Depuis son entrée en fonction, Donald Trump a favorisé les énergies fossiles dans la politique énergétique américaine, au détriment des énergies renouvelables, en particulier l’éolien.

Source : La Croix

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