Signature de l’accord États-Unis–Iran | À la recherche d’une imprimante à Versailles

Signature de l’accord États-Unis–Iran : une cérémonie inattendue à Versailles

(Zurich) Comment trouver une imprimante à Versailles ? Depuis l’annonce fracassante il y a près d’une semaine par Donald Trump, le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran suscite des rebondissements et une confusion persistante.

Tout commence dimanche, heure de Washington, lorsque le médiateur pakistanais annonce qu’un compromis a été trouvé. Donald Trump confirme sur son réseau Truth Social : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé. » « Que le pétrole coule à flots ! », ajoute le président américain, dont l’attention est constamment portée sur le prix du brut et les marchés financiers.

De nombreux Iraniens découvrent la nouvelle au réveil, surpris, après une nuit marquée par la crainte d’une reprise des hostilités. L’Iran avait évoqué des frappes « imminentes » sur Israël, en réponse à un bombardement israélien à Beyrouth.

Rapidement, une cérémonie est prévue pour célébrer cet accord : le vice-président J.D. Vance se rendra à Genève pour une signature solennelle prévue le vendredi 19 juin, avec la présence du négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf. Il est également annoncé que le « Memorandum of Understanding » a déjà été signé électroniquement par les parties concernées.

Calendrier court-circuité

Peu d’informations filtrent sur le contenu de l’accord. Donald Trump déclare : « Je vais donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement. » Un haut responsable américain communique finalement les détails du protocole d’accord à Washington.

Au même moment, lors du Sommet du G7 à Évian, Trump fait l’éloge du soutien de ses pairs. Il annonce que le texte sera « bientôt » signé. Dans la soirée, alors que l’Iran étudie encore le texte, M. Trump est accueilli par Emmanuel Macron au château de Versailles, dans un cadre décrit comme « sobre » par l’Élysée, bien que le repas inclue du homard et du caviar.

Dans un discours, Trump surprend en déclarant qu’il a un bon accord avec l’Iran et qu’il va le signer. Le ministre de l’Économie français rapporte que le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, quitte la table à la recherche d’une imprimante. Quelques minutes plus tard, Trump signe le document sur une nappe blanche, sous les applaudissements.

« Bravo ! », lance Macron, qui précise que la décision de signer à Versailles a été « assez spontanée ». Le président iranien Massoud Pezeshkian effectue également une signature dans la nuit, contournant le calendrier initial.

« Chien enragé »

La période de négociations de 60 jours, prévue pour commencer dans un hôtel en Suisse, semble déjà compromise. J.D. Vance, en défense de l’accord, reste vague sur les discussions « techniques » à venir, qui concernent des enjeux cruciaux comme le programme nucléaire.

Peu après, un message indique que le vice-président ne partira pas ce soir, en raison de la complexité logistique des négociations. À Téhéran, l’accent est mis sur les tensions croissantes au Liban, où la violence reprend.

Un porte-parole iranien déclare que si les États-Unis souhaitent que l’accord soit appliqué, ils doivent « maîtriser leur chien enragé », une référence au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, tout en affirmant que toutes les options restent « sur la table », y compris un nouveau blocage du détroit d’Ormuz.

Source : Agence France-Presse

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