Liste noire des États-Unis : BYD et Nio sanctionnés en 2026
Malgré une visite diplomatique de Trump en Chine, les États-Unis poursuivent l’ajout en liste noire de nombreuses entreprises chinoises. BYD en fait notamment les frais à la dernière mise à jour, mais ce n’est pas la seule.
Sous prétexte de lien avec les militaires chinois, plusieurs fabricants chinois ont intégré la fameuse liste noire américaine mise à jour le 5 juin 2026. BYD et Nio viennent d’y faire leur entrée, mais ce n’est également le cas pour certains fabricants de batteries ou d’autres composants, comme le souligne CarNewsChina.
Bien que cette liste n’impose pas officiellement de sanctions aux entreprises chinoises, elle n’est pas sans impact. Les sanctions ne sont pas aussi massives que pour Huawei, qui se retrouve banni du marché américain. En revanche, en termes d’image, c’est le meilleur moyen de mettre des bâtons dans les roues à ces entreprises pour éviter qu’elles ne cherchent à se lancer ou se développer sur le marché américain.
Des conséquences malgré tout limitées
La première conséquence est que le département de la Défense américaine n’aura plus le droit, à partir de la fin du mois de juin, de passer des contrats directement avec les entreprises figurant sur la liste. Cela inclut également l’achat de leurs produits ou services par l’intermédiaire de tiers à compter de 2027.
Même si les entreprises concernées n’ont pas forcément l’intention de vendre leurs services ou produits à l’armée américaine, cette inscription entretient un climat de suspicion, y compris aux yeux du grand public. Les entreprises chinoises qui jugent être accusées à tort font tout pour disparaître de cette liste.
Avec des voitures de plus en plus connectées, imaginer que les militaires chinois pourraient avoir un lien quelconque avec les véhicules et les données qu’ils collectent a de quoi refroidir les acheteurs. C’est pour cette raison que l’inscription à cette liste noire est toujours mal venue.
Au-delà des surtaxes douanières, les États-Unis ont trouvé là un bon moyen de freiner la concurrence chinoise sur des domaines critiques : la défense, les télécommunications, les transports, mais aussi la robotique. C’est une manière détournée pour favoriser le contenu local d’entreprises installées depuis longtemps.
BYD, Nio, Calb, et la liste est encore longue
Les deux constructeurs automobiles BYD et Nio sont mentionnés dans le registre fédéral avec une mention similaire : « BYD contribue à la fusion civilo-militaire au sein de la base industrielle de défense chinoise, car elle est affiliée au MIIT et parce qu’elle est située dans une zone d’entreprise de fusion civilo-militaire ou y est affiliée.
Deux fournisseurs de batteries ont également intégré la liste noire : CALB et EVE Energy. Ce dernier est l’un des fournisseurs de batteries de Tesla, BMW ou Mercedes, ce qui pourrait poser des problèmes si certains modèles prévus pour le marché américain en sont équipés.
Parmi les autres noms inscrits sur cette mise à jour de la liste, il y a également Hesaï, qui est particulièrement en avance sur les sujets de la conduite autonome. On retrouve également les robots humanoïdes de la startup Unitree, mais aussi Alibaba et Baidu.
Autant dire que le gouvernement américain voit des liens avec les militaires chinois dans toutes sortes d’entreprises chinoises. Au point de soulever une question : cette liste répond-elle réellement à des impératifs de sécurité nationale ou sert-elle aussi d’outil de protection économique ?
Source : CarNewsChina, Numerama