États-Unis : analyse des guerres asymétriques du Vietnam à l’Iran et leurs conséquences.

Du Vietnam à l'Iran : comment les Etats-Unis sont tombés dans le piège des guerres asymétriques – L'Express

Du Vietnam à l’Iran : comment les Etats-Unis sont tombés dans le piège des guerres asymétriques

Six mois après le début de la guerre en Iran, une question demeure : comment le régime des mollahs peut-il encore tenir face à l’armada militaire américaine ? Le 28 février, lors de l’offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre la République islamique, le rapport de force semblait en faveur des forces américaines. Les frappes ordonnées par Donald Trump ont été massives, détruisant une partie des infrastructures militaires et nucléaires iraniennes, et éliminant plusieurs hauts responsables.

Cependant, l’Iran n’a toujours pas capitulé. Le régime iranien demeure en place et Téhéran conserve des moyens de pression, notamment autour du détroit d’Ormuz. Ce décalage entre la puissance déployée par les Etats-Unis et les résultats obtenus illustre un concept militaire bien connu : la « guerre asymétrique ».

La guerre asymétrique, c’est quoi ?

Une guerre asymétrique est un conflit opposant un acteur puissant, comme un État ou une armée régulière, à un adversaire beaucoup plus faible. Ce dernier cherche à éviter les confrontations directes sur le terrain où l’ennemi est le plus fort. Plutôt que d’engager des batailles frontales, l’acteur faible privilégie des stratégies comme la guérilla, les embuscades, l’utilisation de drones bon marché ou la guerre d’u. L’objectif n’est pas nécessairement de remporter une victoire militaire, mais de survivre suffisamment longtemps pour que le coût politique de la guerre devienne insupportable.

L’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger résumait ce paradoxe en une phrase : « La guérilla gagne si elle ne perd pas. L’armée conventionnelle perd si elle ne gagne pas. »

Du Vietnam à l’Irak, le même scénario

Ce type de conflit dépasse largement le seul cas iranien. Au cours des dernières décennies, les Etats-Unis ont régulièrement été confrontés à ce même paradoxe. Au Vietnam, en Afghanistan et en Irak, les forces américaines ont dominé les affrontements conventionnels, mais la victoire militaire n’a pas suffi à atteindre les objectifs politiques fixés par Washington.

Alors pourquoi est-il devenu si difficile pour les Etats-Unis de transformer leur puissance militaire en succès durable ? Pour répondre à cette question, L’Express a interrogé Adam Weinstein, chercheur au Quincy Institute et ancien Marine déployé en Afghanistan en 2012, et Ivan Arreguín-Toft, professeur à Harvard et auteur du livre How the Weak Win Wars: A Theory of Asymmetric Conflict.

Source : L’Express

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *