Le stade d’enfance d’Éric Cantona à Marseille dans un état catastrophique
Par Thibault Nadal
Publié le 12 août 2026 à 17h14
Mi-juin, Éric Cantona a visité le club de football de son enfance, le SOC (Sports Olympiques Caillolais) dans le 12e arrondissement de Marseille. L’ancien joueur de l’OM et légende de Manchester United a dénoncé l’état déplorable des infrastructures dans deux vidéos, appelant les pouvoirs publics à agir. Dans ces vidéos, les terrains sont visibles dans un état d’abandon, et les vestiaires sont décrits comme étant en état catastrophique.
Des vestiaires dans un état lamentable
À proximité de la Commanderie, le centre d’entraînement de l’OM, le stade Arsène Manelli n’est plus entretenu, comme le confirme un dirigeant du club : « Plus rien n’est fait. » Lors de notre visite, les vestiaires se sont révélés dans un état déplorable, avec des toilettes en mauvais état et des infiltrations dans les murs. Un incident a même eu lieu : un portemanteau est tombé sur un jeune joueur.
Depuis plusieurs mois, aucun service de nettoyage ne se déplace. Les dirigeants du club doivent effectuer eux-mêmes le ménage pour accueillir les équipes. De plus, le complexe n’a pas de gardien depuis avril, ce qui a conduit à des intrusions dans les vestiaires.
Un seul terrain pour 400 licenciés
Le stade dispose de deux terrains, dont un est impraticable à cause du manque d’entretien. Le terrain stabilisé est envahi par l’herbe et les filets sont déchirés. Éric Cantona a souligné que ce terrain aurait dû être transformé en synthétique, un projet budgété mais jamais réalisé. Les 400 licenciés du club doivent donc se contenter d’un seul terrain pour pratiquer leur passion, ce qui complique l’organisation des entraînements.
Un dirigeant a expliqué : « On essaie de se débrouiller pour que toutes nos équipes jouent sur le même terrain mais pas en même temps. Des fois, elles jouent sur un quart de terrain pour que tout le monde ait le même nombre de séances par semaine. »
Un problème politique ?
Les joueurs, qui ne disposent pas de section senior, sont pénalisés. Certains clubs refusent de se déplacer pour jouer aux Caillols, ce qui entraîne une perte de licenciés pour le club. Les dirigeants, qui alertent depuis cinq ans, estiment être pris « en otage » par des conflits politiques. Le stade est géré par la mairie, qui, selon des sources, n’a pas les fonds nécessaires pour rénover les infrastructures. Les travaux sont estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros.
L’adjoint aux Sports, Éric Mery, a déclaré que la mairie centrale pourrait récupérer le stade et l’intégrer dans une politique de travaux dans les semaines à venir.
Source : Actu



