Est de la RDC: le recours aux violences sexuelles comme arme de guerre ne faiblit pas, selon l’ONU

Est de la RDC : le recours aux violences sexuelles comme arme de guerre ne faiblit pas, selon l’ONU

Les violences sexuelles continuent d’être utilisées comme une arme de guerre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). D’après le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), ces actes servent de moyen de représailles contre les populations civiles et sont souvent associés à des pillages, des enlèvements ou des déplacements forcés. Ce mercredi 8 juillet, ce sujet est au cœur d’un débat de haut niveau au Conseil de sécurité, présidé pour la première fois depuis plus de 30 ans par une Première ministre congolaise.

Dans son analyse mensuelle publiée ce jour, le BCNUDH souligne que les violences sexuelles demeurent un moyen de représailles par les parties au conflit, y compris durant les opérations militaires dans l’est du pays. En un mois, 37 incidents ont été documentés, comprenant principalement des viols collectifs et des viols, souvent associés à des pillages, des enlèvements ou des grossesses forcées. Selon le rapport, ces violences visent à punir les victimes et leurs communautés, aggravant ainsi leurs conditions socio-économiques. Les femmes sont souvent ciblées alors qu’elles travaillent dans les champs, fréquentent les marchés ou sont chez elles. Les 37 cas de violences sexuelles liés au conflit ont fait 52 victimes, dont 36 femmes et 16 filles.

La province du Nord-Kivu concentre à elle seule 60 % des victimes, suivie de l’Ituri et du Sud-Kivu. Les auteurs de ces violences sont multiples : les Forces armées congolaises (FARDC) sont responsables de 15 cas, des forces armées étrangères de six, tandis que le groupe armé M23 est impliqué dans 12 cas, devant les jihadistes des ADF et les milices Maï-Maï.

Ce contexte a conduit la Première ministre congolaise Judith Suminwa à présider un débat public de haut niveau au Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, abordant le thème « Honorer la promesse du droit international envers les survivantes et survivants de violences sexuelles liées aux conflits ».

Source : Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH)

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *