Essai routier | Toyota bZ : la théorie des petits pas

Essai routier : Toyota bZ – La théorie des petits pas

L’entrée de Toyota dans le secteur des véhicules électriques a été plutôt discrète jusqu’à présent. En trois ans de production, le bZ4X a souvent été à la traîne face à une concurrence de plus en plus affûtée dans le segment des VUS compacts électriques. La marque japonaise espère qu’un changement de nom et une série d’ajustements permettront de tourner la page sur ce chapitre mitigé.

Son design

Le nouveau modèle, désormais nommé bZ, a été conçu pour être plus mémorable. Ce nom, qui signifie « Beyond zero » ou « Au-delà du zéro », évoque ses émissions nulles. Les modifications esthétiques sont mineures mais significatives : les optiques sont plus effilées, et le bouclier présente une apparence plus uniforme. Les passages de roues ont été colorés, apportant une touche de raffinement absente de la version précédente. En termes de dimensions, le bZ se positionne de manière pertinente par rapport au RAV4, étant seulement 9 cm plus long et 4 cm plus petit, avec un empattement allongé de 16 cm.

À bord

L’intérieur, bien que modernisé, présente quelques lacunes. La planche de bord, plus épurée, est cependant mal agencée. La console centrale est trop large, empiétant sur l’espace pour les jambes, et les zones de recharge ne maintiennent pas les téléphones correctement. L’absence de boîte à gants limite la praticité, et malgré des matériaux souples, certains plastiques semblent de qualité inférieure. Les places arrière offrent un volume convenable, mais le coffre, avec 784 L, est moins spacieux que celui du RAV4 (1070 L).

Sous le capot

Le bZ propose une configuration à un ou deux moteurs électriques. La version testée, à deux moteurs, développe une puissance de 338 ch, soit 124 ch de plus que le bZ4X dans la même configuration. L’autonomie estimée atteint 468 km grâce à une batterie de 77 kWh, avec une recharge plus rapide à domicile. Cependant, lors de l’essai à une température proche de zéro, l’autonomie réelle s’est limitée à environ 300 km.

Derrière le volant

Le comportement du bZ est assez générique. Bien qu’il soit un bon véhicule pour un usage quotidien, son autonomie ne lui permet pas de rivaliser avec les meilleurs du segment. La direction, déconnectée, manque de progressivité. De plus, l’écran d’instrumentation est partiellement obstrué par le volant, ce qui complique la conduite. Les suspensions sont bien réglées, offrant un bon équilibre entre confort et tenue de route.

Les technologies embarquées

Le système multimédia est intuitif, bien que le volet électrique pourrait être amélioré pour mieux évaluer l’autonomie. L’intégration de CarPlay d’Apple est réussie, mais l’absence de conduite semi-autonome souligne un retard technologique par rapport à la concurrence.

Verdict

Les améliorations apportées au bZ le rendent plus compétitif, notamment en termes d’autonomie et de puissance. Cependant, ces avancées ne suffisent pas à le propulser parmi les leaders du marché, tels que le Chevrolet Equinox EV ou le Tesla Model Y, qui offrent des performances et des technologies supérieures. Le Toyota bZ, bien qu’il ne soit pas un mauvais véhicule, ne répond pas encore pleinement aux attentes actuelles du marché.

Source : La Presse

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