Des chercheurs européens développent un bouclier magnétique pour protéger les astronautes des radiations solaires
Des scientifiques allemands et italiens ont récemment présenté un concept novateur : une paroi compacte intégrant environ 1 500 aimants en néodyme. Ce dispositif vise à équiper les futurs vaisseaux spatiaux pour limiter l’exposition des astronautes aux radiations solaires. Bien que prometteuse, cette technologie est encore loin d’une application concrète.
Une étude sur les radiations solaires
Lorsqu’un vaisseau spatial sort du champ magnétique terrestre, l’équipage se retrouve exposé à des particules chargées émises par le Soleil. Cette exposition prolongée augmente les risques de cancers, de problèmes cardiaques et de maladies neurologiques. En mai 2026, des chercheurs de l’Université Sapienza de Rome et du centre GSI Helmholtz en Allemagne ont publié une étude dans la revue Aerospace, décrivant un dispositif capable de réduire cette exposition. La paroi est composée de 1 482 aimants permanents en néodyme-fer-bore (NdFeB), mesurant environ 3 cm de côté, et formant une surface d’environ 1,17 m x 1,14 m pour un poids total inférieur à 300 kg.
Un bouclier passif
Ce bouclier magnétique pourrait repousser près de 20 % des protons solaires tout en fonctionnant sans électricité, ce qui le rend passif. Contrairement aux boucliers magnétiques actifs, qui nécessitent des systèmes complexes et énergivores, cette paroi génère un champ magnétique permanent sans consommer d’énergie. Cependant, Les rayons cosmiques galactiques, plus énergétiques et omnidirectionnels, continuent de poser un risque.
Perspectives de recherche
Actuellement, cette innovation a seulement franchi l’étape de l’étude de faisabilité. Les chercheurs envisagent d’intégrer cette technologie dans un système de défense hybride, combinant le bouclier magnétique avec des protections matérielles traditionnelles. La prochaine étape consistera à valider cette technologie à l’échelle d’un CubeSat, en embarquant un modèle miniature de la paroi sur un mini-satellite afin de mer les radiations reçues.
Cette avancée pourrait ouvrir de nouvelles voies pour la protection des astronautes lors de missions prolongées dans l’espace.
Source : SciencePost.fr

