Escapade en kayak | Le côté zen des îles de Sorel
(Sorel-Tracy) Les oiseaux sont particulièrement en forme ce matin. Ça crie, ça chante, ça bat des ailes, alors que nos kayaks glissent doucement sur un petit ruisseau, sous les arbres. Seule la nature se fait entendre.
Ce matin, à la Maison du marais, à Sainte-Anne-de-Sorel, une jeune femme à l’accueil nous a proposé deux itinéraires. Le premier permet de contourner des îles comme l’île aux Raisins et l’île à la Perche, en empruntant des chenaux accessibles aux bateaux à moteur. Le second, plus tranquille, suit la rivière Pot au Beurre au sein de la baie de Lavallière, un immense marais. C’est cette promesse de tranquillité qui a emporté notre choix.
Nous sommes dans l’archipel du lac Saint-Pierre, mieux connu sous le nom d’« îles de Sorel ». Cet archipel compte 103 îles et fait partie de la Réserve mondiale de la biosphère du lac Saint-Pierre. Le kayak, le canot et la planche à pagaie sont des moyens idéaux pour explorer cette région.
Nous avons loué nos embarcations à la Maison du marais, siège de la Société d’aménagement de la baie Lavallière. Les petits kayaks de couleur camouflage nous permettent de nous approcher discrètement de la faune locale. Cependant, les petites bêtes, comme le pioui de l’Est, restent bien cachées. La grenouille verte se fond parfaitement dans les herbes aquatiques. En revanche, le carouge à épaulettes, avec son cri sonore, ne passe pas inaperçu.
Après un kilomètre sur notre ruisseau étroit, nous débouchons sur la rivière Pot au Beurre, plus large mais tout aussi paisible. Nous apercevons notre premier grand héron, qui ne semble pas particulièrement nerveux. Il décolle avec des ailes d’environ deux mètres d’envergure.
Le ciel est légèrement couvert, ce qui rend la température agréable. Les martins-pêcheurs se livrent à des acrobaties pour attraper quelques poissons. À l’accueil, la jeune femme nous avait parlé de tortues. Bien que timorées, nous restons attentifs. Une tortue géographique se prélasse sur une souche, mais plonge rapidement dès qu’elle détecte notre présence.
Nous continuons notre exploration, attentifs à la vie du marais. Un immense nid, silencieux en haut d’un arbre, pourrait appartenir à un pygargue à tête blanche ou à un balbuzard pêcheur. Plusieurs tyrans tritris volètent autour, mais ils sont trop petits pour avoir construit un tel nid.
Alors que la matinée tire à sa fin, les chants des oiseaux continuent d’égayer notre retour. À l’aide de l’application Merlin Bird ID, nous identifions les mélodies des parulines et des bruants, présents même sans les voir.
En plus de la location d’embarcations, la Société d’aménagement de la baie Lavallière organise des sorties guidées en bateau motorisé, tandis qu’Excursions Kayakalo propose des excursions en kayak et Passion Planches offre des locations de planches à pagaie.
Sources : La Presse, Maison du marais.



