Le Redressement français : Un Congrès sous le Signe de l’Industrie et du Corporatisme
Au début du mois d’avril 1927, une petite foule se presse à la Société des Ingénieurs civils, rue Blanche dans le IXe arrondissement de Paris. L’assistance, réunie pour le 1er congrès du « Redressement français », comprend des figures éminentes telles que le maréchal Foch, vainqueur de novembre 1918, et le maréchal Lyautey, ex-résident général de la France au Maroc, ainsi que de nombreux chefs d’entreprise.
Contexte Factuel
Parmi les personnalités présentes, on note également André Tardieu, ministre des Travaux publics, et le directeur de cabinet du président du Conseil Raymond Poincaré, tous deux ancrés à droite. Ferdinand Foch appelle dans son allocution à retrouver « l’esprit des tranchées » et à unir toutes les classes pour hâter le redressement du pays. Le juriste Raphaël Alibert plaide pour un corporatisme qui limiterait le pouvoir des députés, perçus comme soumis aux aléas du suffrage universel.
Ernest Mercier, fondateur et président du Redressement français, se distingue par son parcours en tant qu’ingénieur du Génie maritime et directeur général de la Générale des Eaux. Il est également à l’origine de la création de la Compagnie française des pétroles (CFP), l’ancêtre de Total.
Données ou Statistiques
Le Redressement français regroupe environ 15 000 cotisants dans 55 comités. Mercier, convaincu par ses voyages d’études aux États-Unis, voit dans le taylorisme un moyen de moderniser l’économie française, durement touchée par la Grande Guerre.
Conséquence Directe
Le mouvement, qui cherche à influencer les élections en soutenant des candidats de droite, se heurte néanmoins à la crise économique de 1929, qui remet en question ses principes de hausse des salaires et d’expansion capitaliste. Le Redressement français perdra progressivement de son influence, et Mercier sera contraint de se distancier des régimes autoritaires émergents.
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