Un seul enfant, c’est bizarre : Erdogan veut combattre la dénatalité en Turquie
La Fête des mères en Turquie, célébrée le 10 mai dernier, a suscité une controverse révélatrice des tensions sociétales du pays. Une publicité pour des aspirateurs mettait en scène une mère qui, avec tendresse, parlait de sa progéniture, qui s’est avérée être un chien. Cette représentation a été interprétée par le camp islamo-conservateur, au pouvoir, comme un signe d’« érosion des valeurs » et de « dévalorisation du concept de maternité ». Ce débat met en lumière la perception d’une bourgeoisie urbaine accusée de saper les fondements de la cellule familiale.
La Turquie fait face à un défi démographique croissant, avec un taux de natalité en déclin. Selon les données de l’Institut turc de la statistique, le taux de fécondité est tombé à 1,76 enfant par femme en 2021, bien en dessous du seuil de remplacement de 2,1. Ce phénomène soulève des inquiétudes au sein du gouvernement d’Erdogan, qui a lancé plusieurs initiatives pour encourager les familles à avoir plus d’enfants.
Les conséquences de cette baisse de natalité sont multiples, touchant à la fois l’économie et la structure sociale du pays. Des mes incitatives, telles que des subventions pour les familles et des congés parentaux prolongés, sont envisagées pour inverser cette tendance.
Source : Institut turc de la statistique.
