Enseignement en temps aménagé : De nombreux salariés et fonctionnaires souhaitent reprendre leurs études

Enseignement en temps aménagé : Une nouvelle opportunité pour les salariés et fonctionnaires

L’enseignement en temps aménagé émerge comme une solution innovante permettant aux salariés, fonctionnaires et professionnels de reprendre ou de poursuivre leurs études supérieures tout en maintenant une activité professionnelle. Cette initiative a été mise en avant par Ali Ahaitouf, directeur de l’École Normale Supérieure (ENS) de Fès.

Cette approche ne doit pas être perçue comme une dévalorisation de la formation universitaire ou une privatisation de l’enseignement supérieur public, mais plutôt comme une réorganisation du temps d’apprentissage. Elle vise à élargir l’accès à l’enseignement supérieur pour ceux qui ne peuvent suivre les modalités traditionnelles, a précisé M. Ahaitouf dans une déclaration à la MAP.

La loi 59.24, adoptée par le Parlement au début de l’année 2026, introduit un cadre plus structuré pour la formation continue, permettant d’accéder à des diplômes reconnus au niveau national. Ce cadre juridique représente une avancée significative, facilitant l’accès à une qualification universitaire pour les professionnels en activité.

M. Ahaitouf a également souligné que plusieurs universités marocaines offraient déjà des formations continues payantes pour les salariés et les fonctionnaires. Cependant, ces formations n’étaient pas toujours reconnues au même titre que les diplômes nationaux. Le nouveau cadre législatif permet désormais d’envisager des parcours universitaires avec des qualifications reconnues, sans être assimilé à une formation de moindre niveau.

L’enseignement en temps aménagé se distingue par sa flexibilité dans l’organisation des cours, adaptés aux horaires des apprenants. Toutefois, sa mise en œuvre nécessite des ressources supplémentaires, tant humaines que matérielles, pour asr la qualité des enseignements et des évaluations. Les droits d’inscription sont considérés comme une contribution aux coûts liés à ces formations, et non comme un simple paiement pour un diplôme.

Cette réforme répond aussi à un enjeu d’égalité d’accès à la formation, permettant à de nombreux professionnels de développer leurs compétences sans abandonner leur emploi. En parallèle, elle offre une alternative aux nombreuses formations disponibles sur le marché, dont la qualité peut varier.

Ali Ahaitouf a insisté sur le rôle crucial de l’université publique en tant que garant académique, à travers des formations encadrées et évaluées. Cette nouvelle organisation vise à donner aux travailleurs les moyens de continuer à apprendre et d’obtenir des qualifications reconnues, tout en répondant aux attentes croissantes de la société en matière de qualification et de reconversion professionnelle.

Source : MAP

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