Lors des journées de canicule, nombreuses sont les personnes qui prennent de l’altitude pour trouver un peu de fraîcheur. À l’avenir, le tourisme estival pourrait représenter une véritable opportunité pour les destinations de moyenne montagne.
<div class="article-meta-row spacious"> <p> <span class="article-datedatetime" datetime="2026-07-13T11:00:00+02:00"> 13 juillet 2026 - 11:00 </time> </p></div> <p>La Suisse est une destination touristique très prisée, y compris par sa propre population. En 2025, près de 44 millions de nuitées y ont été enregistrées dans les hôtels du pays, un nouveau record, selon les chiffres définitifs publiés par l’<a target="_blank" href="https://www.admin.ch/fr/newnsb/0GrL4Q0yeik7OnQVPzxdz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Office fédéral de la statistique</a> (OFS). À cela s’ajoutent plus de 18 millions de nuitées dans la parahôtellerie.</p> <p>Les touristes étrangers ont généré 22,8 millions de nuitées dans l’hôtellerie l’an dernier, tandis que les hôtes suisses ont comptabilisé 21,1 millions de nuitées – des niveaux jamais atteints auparavant. C’est le mois de juillet qui était le plus populaire.</p> <h2 class="wp-block-heading">L’été plus prisé, l’hiver plus rentable</h2> <p>Globalement, la saison d’été (mai-octobre), qui représente environ 60% du total annuel, est plus prisée que la saison d’hiver (novembre-avril). Le tourisme estival affiche en outre une croissance plus soutenue: en 2025, le nombre de nuitées a augmenté pour la cinquième année consécutive, progressant de 2,3% pour atteindre environ 25 millions.</p> <p>Cette progression s’explique notamment par les grands événements organisés l’an dernier, comme le concours de l’Eurovision à Bâle ou l’Euro féminin de football. Les conditions météorologiques favorables ont également contribué à cette progression.</p> <p>Le semestre d’hiver enregistre un peu moins de nuitées (18,6 millions), mais il reste plus rentable, explique Jürg Stettler, spécialiste du tourisme à la Haute école de Lucerne. Les hôtels et les remontées mécaniques dégagent des marges plus importantes, notamment parce que les chambres et les billets sont vendus à des prix plus élevés.</p> <h2 class="wp-block-heading">Les régions touristiques se transforment sous l’effet de la chaleur</h2> <p>À l’origine, les touristes venaient en Suisse l’été, il y a environ 150 ans. «Les personnes qui fuyaient les fortes chaleurs existaient déjà à cette époque», souligne Jürg Stettler. «Après la Seconde Guerre mondiale est venue l’ère des sports d’hiver. Aujourd’hui, le changement climatique et la demande croissante en provenance des marchés asiatiques entraînent une évolution structurelle», explique-t-il.</p> <p>Les stations de sports d’hiver situées à des altitudes où l’enneigement n’est plus garanti sont particulièrement sous pression. La région du Trübsee, à 1800 mètres d’altitude, mise ainsi de plus en plus sur les randonneurs et les vététistes durant la saison estivale.</p> <div class="infobox" aria-label="Infobox" x-bind:class="isOpen && '--is-open'" x-data="infobox({isOpen: false})"> <h2 class="infoboxtoggle"> <span class="infoboxtitle/icon"> <svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="28" height="11" viewbox="0 0 28 11"> <path fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-miterlimit="10" d="m26 1.5-12 8-12-8"/> </svg> </span> </button> </h2> <div class="infoboxtitle"> Articles mentionnés </h2></nav>Source : Swissinfo.ch