En politique, certains noms offrent une longueur d’avance
Dix membres actuellement en fonction du Conseil national et du Conseil des États en Suisse ont un père ou une mère ayant déjà siégé sous la Coupole fédérale. Avoir un parent déjà élu au Parlement fédéral constitue un avantage considérable pour faire carrière en politique.
Parmi ces élus, le conseiller national du Centre, Vincent Maître, bénéficie d’une tradition familiale, son père et son grand-père ayant tous deux siégé sous la Coupole. De son côté, la conseillère aux États du Centre, Marianne Binder, peut compter sur un père et un beau-père parmi les anciens parlementaires fédéraux. Kilian Baumann, représentant des Verts, souligne que ses deux parents ont également exercé un mandat à Berne, affirmant : « On est plus familier avec la politique et on ose davantage se porter candidat. »
Nina Fehr Düsel, membre de l’UDC, dont le père Hans Fehr a été conseiller national, estime qu’il est plus facile d’être « mieux armé » et de savoir à quoi s’attendre lorsque l’on a des antécédents familiaux en politique.
Cette situation met en lumière l’importance des réseaux et des héritages familiaux dans la sphère politique suisse, où les liens de parenté peuvent jouer un rôle clé dans la carrière des élus.
Source : swissinfo.ch



