En Irak, ces factions pro-iraniennes qui refusent de désarmer : « Nous ne rendrons pas une seule balle »
À Qaraqosh, la principale ville chrétienne d’Irak, le simple mention des Forces de mobilisation populaire (Hachd Al-Chaabi, ou PMF) entraîne un silence pesant. Dans un café du centre-ville, le propriétaire refuse de discuter de ces groupes armés, tandis qu’un commerçant confie : « Nous en avons peur. » Un membre d’une de ces factions admet l’existence de « comportements individuels non contrôlés » envers les chrétiens et les yézidis, tout en rejetant l’idée d’une politique de répression organisée.
À Bagdad, Mahdi Al Kaabi, responsable du bureau politique de la milice Harakat Al-Nujaba, tente de rasr : « Nous avons de bonnes relations avec toutes les communautés d’Irak. Ce sont des frères. » Cependant, la méfiance persiste parmi les populations locales, qui se sentent souvent menacées par la présence de ces groupes armés.
Le refus de désarmer de ces factions soulève des inquiétudes quant à la stabilité de la région. Alors que le gouvernement irakien tente de renforcer son autorité, les milices continuent de jouer un rôle influent, compliquant ainsi les efforts de réconciliation nationale.
La situation reste délicate, et la dynamique entre les différentes communautés religieuses d’Irak est fragile, exacerbée par les tensions politiques et militaires.
Source : La Croix.



