En Grèce, la mort d’un chanteur populaire relance le débat sur les cliniques de rajeunissement
L’un des chanteurs grecs les plus appréciés, Giorgos Mazonakis, est décédé la semaine dernière à l’âge de 54 ans. Sa mort, survenue après un passage dans une clinique privée spécialisée dans les traitements anti-âge, a provoqué une onde de choc à travers le pays, où des milliers de fans ont assisté à ses funérailles.
Mazonakis, véritable icône de la musique grecque, a connu une carrière de trente ans marquée par des succès variés, mais également par des luttes personnelles avec les excès et la dépression. Sa disparition soulève des questions sur la responsabilité des établissements de santé privés, notamment ceux dédiés aux traitements de longévité. Les deux médecins qui l’ont soigné sont actuellement accusés d’homicide, ce qui alimente un débat public sur la régulation de ces cliniques.
Le ministre de la Santé a déclaré qu’à la suite de cet incident, il souhaite établir un cadre légal pour encadrer un secteur jugé anarchique et souvent illégal. En effet, les cliniques proposant des services de rajeunissement, comme la plasmaphérèse, ne sont légalement autorisées à pratiquer certaines procédures qu’en milieu hospitalier pour des maladies spécifiques.
Cette situation met en lumière les préoccupations croissantes concernant la sécurité et la régulation des soins anti-âge en Grèce, où l’ordre des médecins effectue chaque année plus de 30 inspections dans ces établissements.
La mort de Giorgos Mazonakis pourrait ainsi être un catalyseur pour des réformes nécessaires dans un secteur en pleine expansion, mais souvent peu surveillé.
Source : I Kathimerini
