En Côte d'Ivoire, la boîte à histoires Akissa puise dans les contes et légendes africains

En Côte d’Ivoire, la boîte à histoires Akissa valorise les contes africains

Publié le : 23/08/2026 – 06:59

Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo

Dans de nombreuses familles à travers le monde, les enfants s’endorment devant un écran. En Côte d’Ivoire, une jeune entreprise, Akissa, fait le pari inverse : raconter des histoires sans téléphone ni tablette, uniquement avec des voix, des sons et beaucoup d’imagination. Cette boîte à histoires audio puise dans les contes et légendes africains pour transmettre un patrimoine culturel aux plus jeunes.

Chez les Kouman, les écrans sont éteints le soir. Assis ensemble dans le salon, les enfants se concentrent sur une petite boîte. Une simple pression sur un bouton les plonge dans l’univers des contes africains. Ce dispositif est devenu un rituel du soir, permettant aux parents de réduire le temps d’écran tout en transmettant des récits inspirés du patrimoine africain. Marceline, une mère de famille, souligne : « Les parents de maintenant n’ont pas toujours le temps de raconter des histoires. L’appareil remplace les parents et raconte, mais nous faisons un suivi en demandant aux enfants ce qu’ils ont retenu. »

L’idée d’Akissa est née d’une frustration. En cherchant une boîte à histoires pour sa nièce, Honoré Essoh n’a trouvé que des contenus étrangers. Il a donc décidé de créer le sien, avec des histoires racontées comme le feraient des parents le soir. Akissa propose une quarantaine d’histoires, écrites par des auteurs de différents pays d’Afrique. Chaque récit se termine par une leçon de vie, et l’appareil offre également des comptines en malinké, en yacouba et en peul.

Le conte, selon le conteur ivoirien Koami Vignon, demeure un outil essentiel de transmission. Il explique que le conte aide à comprendre le monde et à instruire les enfants et les adultes. « Le conte permet de dénoncer les dérives du pouvoir et de rendre hommage à nos ancêtres. Le conteur devient le gardien d’une mémoire collective », conclut-il.

Source : RFI

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