En Corée du Sud, la course à l’IA relance le débat sur la semaine de 64 heures
Des élus sud-coréens plaident pour une révision de la réglementation sur le temps de travail, afin de ne pas manquer la révolution de l’intelligence artificielle (IA). Ils envisagent de permettre aux ingénieurs du secteur technologique de travailler au-delà des 52 heures, voire jusqu’à 64 heures par semaine.
Actuellement, la loi coréenne fixe une norme de 40 heures de travail hebdomadaire pour les entreprises ayant cinq employés ou plus, avec la possibilité de 12 heures supplémentaires, portant le total légal à 52 heures. Dans certains secteurs, comme la fabrication de puces et de semi-conducteurs, des heures supplémentaires peuvent être autorisées, permettant ainsi d’atteindre 64 heures par semaine dans des cas spécifiques.
La course à l’IA divise le gouvernement
Le ministre de l’Industrie a souligné que les règles actuelles manquent de flexibilité pour les grandes entreprises, notamment en ce qui concerne l’application temporaire de semaines de 64 heures, qui ne peut durer que trois mois et nécessite l’accord des employés ainsi qu’une validation gouvernementale. Plusieurs dirigeants d’entreprises soutiennent l’idée d’une plus grande souplesse pour affronter la concurrence économique intense avec la Chine, notamment dans la production de composants pour l’IA.
Pour rester compétitive, la Corée du Sud pourrait faciliter le travail des géants comme Samsung Electronics et SK Hynix, qui souhaiteraient imposer des charges de travail plus lourdes sans toujours devoir négocier des exemptions avec l’État.
Cependant, cette proposition suscite des réticences, même au sein du gouvernement de centre gauche. Le ministre du Travail rappelle que les fabricants de puces réalisent des bénéfices record avec une durée de travail de 52 heures, et as que rien ne sera décidé sans l’accord des syndicats.
Source
Radio France



