Dans le Grand Ried, la nappe phréatique a atteint des niveaux historiquement bas. L’hydroécologue Serge Dumont souligne que la culture intensive du maïs est responsable des dégâts environnementaux observés.
La nappe phréatique du Grand Ried, l’une des plus importantes réserves d’eau souterraine d’Europe, est en déclin depuis plusieurs décennies. Des études récentes indiquent que les niveaux minimaux de la nappe sont en baisse continue depuis quarante ans, avec des valeurs particulièrement faibles en 2022. (aprona.net)
Cette situation est exacerbée par l’irrigation massive des cultures de maïs, qui représente une part significative des prélèvements d’eau souterraine. Selon le projet GES’eau’R mené par le BRGM, les pompages agricoles contribuent de 30 à 70 % au tarissement des rivières du Ried en été. (dna.fr)
Serge Dumont, chercheur en biologie et réalisateur du documentaire « Le Fleuve invisible », met en garde contre les conséquences de cette pratique. Il souligne que l’irrigation excessive pour le maïs assèche les rivières phréatiques, menaçant ainsi la biodiversité unique de ces écosystèmes. (dna.fr)
Face à cette situation, les autorités ont mis en place des mes de restriction des prélèvements d’eau. En juillet 2023, la préfecture a instauré une zone d’alerte sur le secteur du Ried Centre Alsace, imposant une réduction de 30 % des volumes destinés à l’irrigation pour les points de prélèvement situés à moins de 200 mètres des cours d’eau phréatiques vulnérables. (rue89strasbourg.com)
La situation du Grand Ried illustre les défis liés à la gestion durable des ressources en eau en Alsace, nécessitant une conciliation entre les besoins agricoles et la préservation des écosystèmes aquatiques.
(dna.fr)



