En Algérie, les conséquences des essais nucléaires français sur la mémoire des témoins.

En Algérie, la mémoire irradiée des témoins des essais nucléaires français

En Algérie, la mémoire des essais nucléaires français

Des convois militaires français traversaient rapidement la ville de Reggane, dans le sud-ouest algérien. Touhami Abdelkrim, aujourd’hui âgé de 87 ans, se souvient de cette époque avec une clarté surprenante. Dans les années 1950, alors qu’il était jeune et pauvre, l’arrivée des soldats bien équipés lui semblait être une délivrance.

Entre 1960 et 1966, la France a mené 17 essais nucléaires sur deux sites dans le Sahara : quatre essais atmosphériques près de Reggane et treize essais souterrains à In Ekker, situé dans le massif du Hoggar. Ce programme a continué quatre ans après l’indépendance de l’Algérie en 1962, conformément aux accords d’Évian, qui permettaient à la France de poursuivre ses essais nucléaires pendant cinq ans. Parmi les 17 essais effectués entre 1960 et 1966, 11 ont eu lieu après l’indépendance.

Sur ces sites, de nombreuses tâches étaient confiées à la population locale. Des travailleurs algériens, comme Touhami Abdelkrim, étaient chargés de manutentionner le matériel, souvent sans protection ni information adéquate sur les dangers radioactifs. Pendant ce temps, le personnel français supervisait les opérations.

La mémoire de ces événements reste vive parmi les témoins, illustrant les conséquences durables des essais nucléaires sur la population locale et l’environnement.

Source : Raseef22

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