Emploi : gestionnaire de paie, un métier en pleine mutation
Selon la dernière enquête BMO 2026 de France Travail, entre 25 000 et 30 000 projets de recrutement sont prévus dans les métiers de la comptabilité et pour les gestionnaires de paie. Près de la moitié des projets de recrutement dans ce secteur sont considérés comme « difficiles » par les employeurs. Ce constat s’explique par un manque de formation adéquate, de nombreux départs en retraite et des évolutions dans les profils recherchés. Face à un nombre limité de candidats et à des besoins constants en professionnels de la paie, les entreprises se livrent une concurrence accrue pour attirer ces talents.
Pour ceux qui souhaitent débuter ou évoluer dans le métier de gestionnaire de paie, plusieurs types d’employeurs sont envisageables. Les cabinets d’expertise-comptable représentent la filière la plus évidente, employant environ 35 000 gestionnaires de paie qui produisent 4,5 millions de bulletins de salaire chaque mois. Plus de 80 % de ces bulletins sont destinés à des TPE et PME, qui trouvent la gestion de la paie trop complexe pour être effectuée en interne.
Actuellement, le cabinet In Extenso, qui compte 900 collaborateurs en charge de la paie sur un effectif total de 7 000, a une trentaine de recrutements en cours. De son côté, TGS France emploie environ 220 gestionnaires de paie et responsables de pôle, faisant de ce métier le deuxième plus important après l’expertise-comptable.
Source : France Travail.
