Emploi et salaires : Anthropic évalue les effets de l’IA sur l’économie mondiale.

Emploi, croissance, salaires : Anthropic modélise l’impact de l’IA sur l’économie à l’horizon 2030

Emploi, croissance, salaires : Anthropic modélise l’impact de l’IA sur l’économie à l’horizon 2030

Selon un rapport publié le 9 septembre 2026 par The Anthropic Institute, l’économie américaine devrait connaître une croissance significative d’ici 2030, quel que soit le rythme d’adoption de l’intelligence artificielle (IA). Cependant, les emplois de bureau pourraient être les plus touchés par cette évolution.

Les économistes d’Anthropic ont développé un modèle basé sur plusieurs hypothèses concernant l’IA, notamment la proportion de tâches qu’elle peut accomplir, la vitesse d’adoption par les entreprises et les gains de productivité qu’elle génère. Trois scénarios ont été élaborés : un scénario « modeste », où l’impact de l’IA serait similaire à celui d’Internet ; un scénario « substantiel », où l’IA réaliserait la moitié des tâches intellectuelles de manière autonome d’ici 2030 ; et un scénario « extrême », où l’IA surpasserait les humains en productivité sur la majorité des tâches intellectuelles.

Dans tous les scénarios, le PIB américain en 2030 devrait dépasser les prévisions sans l’apport de l’IA. Dans le scénario « modeste », le PIB augmenterait de 1,6 % et la croissance annuelle atteindrait 2,4 %. Dans le scénario « substantiel », la croissance annuelle pourrait atteindre 5,4 %, avec un PIB supérieur de 8,3 %. Le scénario « extrême » projette une croissance de 15,4 % par an, avec un PIB dépassant de 32,4 % sa trajectoire sans IA.

Pour évaluer l’impact sur l’emploi, le modèle distingue les « emplois cognitifs » et les autres professions. Dans le scénario « substantiel », le nombre d’emplois cognitifs diminuerait de 3,9 %, avec un taux de chômage passant de 2,9 % à 4,5 %. En revanche, les salaires des autres métiers augmenteraient d’environ 6 %. Dans le scénario « extrême », l’emploi cognitif chuterait de 21,5 % et le chômage atteindrait 17,9 %, un niveau inédit depuis l’après-guerre, tandis que les salaires des métiers cognitifs diminueraient de 11,5 %.

Un autre aspect crucial de l’étude concerne le partage des richesses. Actuellement, 60 % des revenus économiques reviennent aux travailleurs et 40 % aux détenteurs de capital. Dans le scénario « substantiel », cette part tomberait à 56,1 %, et à 45,2 % dans le scénario « extrême », où le capital capterait 54,8 % de la richesse.

Cette étude s’inscrit dans une série de travaux d’Anthropic sur le marché du travail, soulignant l’importance de la compréhension des impacts de l’IA sur l’économie et l’emploi.

Source : The Anthropic Institute.

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *