Il reviendra, c’est sûr. Et heureusement pour lui, il sera bien plus tranquille
L’arrivée de la sixième étape du Tour de France, ce jeudi 9 juillet, s’est déroulée comme à l’accoutumée en présence d’Emmanuel Macron sur le podium. Ses deux mandats auront été marqués par ses visites à chaque arrivée d’étape dans les Hautes-Pyrénées, territoire d’origine de sa grand-mère.
Dans le plus haut village des Pyrénées françaises, les ruelles sont animées par des cyclistes venus assister à cette étape de la célèbre compétition. Les spectateurs s’interrogent sur la présence du Président : « Le Président compte venir ? » Une tradition bien ancrée, puisque Macron est attendu chaque année lorsque le Tour passe dans cette région.
Maxime Lasserre, responsable des relations avec les collectivités d’ASO, l’organisation du Tour de France, confirme que la présence présidentielle est habituelle. « Rien ne change vraiment en termes d’organisation », précise-t-il, soulignant que tout est prêt pour l’arrivée de son service d’ordre, avec des équipes de sécurité sur place.
C’est cependant la dernière fois qu’Emmanuel Macron assiste à l’arrivée d’une étape dans les Hautes-Pyrénées en tant que Président. L’année prochaine, il laissera sa place à son successeur, qui n’aura probablement pas la même connexion avec la région. Claude Trescazes, maire de Gavarnie-Gèdre, évoque une relation affective de Macron avec ce territoire, où sa grand-mère a grandi. Michel Pélieu, président du conseil départemental, décrit cette relation comme « amicale et sympathique ».
Attaché à la région, le Président a même partagé des moments musicaux, comme l’année dernière à Hautacam avec le groupe Eths Amics. Philippe Berrut, président du collectif musical, se souvient de cet échange.
Parmi les élus, il y a un sentiment de chance d’avoir eu un Président originaire de la région. Trescazes souligne que cette relation « sert le coin », notamment en soutenant des initiatives comme la candidature du Pic du Midi de Bigorre à l’UNESCO.
Emmanuel Macron a également été un soutien financier significatif pour des projets locaux, notamment la fusion des hôpitaux de Lourdes et Tarbes, avec près de 300 millions d’euros débloqués. Avant de quitter ses fonctions, il prévoit une visite dans le Louron, une première selon Michel Pélieu.
Les spectateurs, quant à eux, affichent un ton léger. « J’ai hâte de le voir pour la remise du maillot jaune sur le podium », commente l’un d’eux. Philippe Berrut tempère en disant qu’il ne connaît pas bien l’homme derrière le politicien. En réponse à la question de savoir si Macron manquera aux Hautes-Pyrénées, Pélieu conclut : « Il reviendra, c’est sûr. Et heureusement pour lui, il sera bien plus tranquille. »
Source : DDM – Bastien Arberet
