Embouteillages au bac de Bafoulabé, au Mali

Embouteillages au bac de Bafoulabé, au Mali

Au Mali, plusieurs centaines de véhicules attendent toujours de traverser le bac fluvial de Bafoulabé, situé à 400 kilomètres de la capitale, Bamako. Ce passage crucial pour franchir le fleuve Sénégal est partiellement submergé par les eaux, entraînant de longues files d’attente qui perdurent depuis plus d’un mois.

2000 personnes bloquées

Environ 2 000 personnes sont actuellement bloquées au niveau du bac fluvial. Parmi elles, Mamadou, un conducteur de camion remorque transportant des vivres, se trouve sur place depuis plus de trois semaines. Il déclare : « J’ai quitté Kayes à la veille de la fête de Tabaski et depuis, nous sommes ici, à Bafoulabé. Nous n’avons plus d’argent, ne serait-ce que pour manger ou pour boire. Au même moment, nos familles sont dans l’attente. Nous sommes dans une longue file, le camion remorque que je conduis est ainsi à sept kilomètres du bac fluvial. Impossible de traverser le fleuve. »

Le bac de Bafoulabé est, à l’heure actuelle, le seul moyen pour les véhicules de traverser le fleuve en provenance de Kayes, Bamako ou Tomora.

Une infrastructure vétuste

L’infrastructure, vieille de plus de 25 ans, est fréquemment en panne. Des travaux de réhabilitation, menés par l’Inacom (Industrielle de constructions et d’assemblages métalliques), sont en cours depuis mai dernier. Les transporteurs se tournent vers ce bac en raison de la dégradation avancée de la route nationale 1 (RN1), reliant Bamako à Kayes.

Un responsable d’une compagnie de transport local, sous couvert d’anonymat, décrit une situation critique après avoir passé 72 heures sur place : « Nous sommes là avec nos passagers depuis trois jours, sans possibilité de traverser le fleuve pour rejoindre Bamako. Nous avons plus de 60 passagers dans notre car. Des femmes, des enfants, des vieilles personnes et même des malades. À peine une vingtaine de véhicules passent par jour sur un total de 600. »

Les transporteurs et les populations de Bafoulabé réclament la construction d’un pont pour mettre un terme à ce qu’ils qualifient de « cauchemar » lié aux pannes répétées du bac fluvial.

Source : DW.com

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