Élus Insoumis ciblés par de fausses accusations : une ingérence venue d’Israël
Publié le 11/08/2026 à 09:23
Temps de lecture : 2 min
Une opération de désinformation, nommée « Rokh Solis », a été identifiée comme ayant ciblé spécifiquement le mouvement La France insoumise (LFI) et plusieurs de ses candidats lors des élections municipales de 2026. Cette campagne, révélée par Viginum, le service de l’État chargé de détecter les ingérences numériques, a été liée à des acteurs israéliens.
Contexte factuel
L’opération « Rokh Solis » a émergé en mars 2026, peu avant le premier tour des élections municipales. Elle a visé trois candidats de LFI : Sébastien Delogu à Marseille, François Piquemal à Toulouse et David Guiraud à Roubaix. Parmi les méthodes utilisées, des QR codes ont été placés sur des panneaux électoraux, redirigeant vers un faux site où une prétendue ancienne collaboratrice accusait Delogu d’agression sexuelle. Piquemal a, quant à lui, été faussement accusé de pédocriminalité.
Données ou statistiques
Le rapport de Viginum, publié en juin 2026, a mis en lumière l’implication d’une entreprise israélienne, Blackcore, dans cette campagne. Bien que cette société fasse partie d’un réseau d’entités cyberisraéliennes, il n’est pas établi que les commanditaires de l’opération soient israéliens. Le parquet de Paris a ouvert une enquête à ce sujet.
Conséquence directe
Les effets de cette ingérence semblent limités, avec une faible visibilité en ligne des actifs associés à « Rokh Solis », malgré des tentatives d’amplification. Ce cas souligne les préoccupations croissantes concernant les ingérences numériques étrangères dans le processus électoral français.
Source : Franceinfo



