Humains sur Mars : Elon Musk promet des vols d’ici 2031 à 2033
Réagissant aux déclarations de la NASA, qui fixe plutôt l’échéance martienne à 2040, Elon Musk, le patron de SpaceX, a réaffirmé son ambition de réaliser des vols habités vers Mars d’ici la fin de la décennie. Cependant, cette promesse semble bloquée sur une même fenêtre temporelle depuis plus de quatorze ans.
L’industrie spatiale moderne est marquée par les prédictions récurrentes d’Elon Musk concernant l’arrivée de l’humanité sur Mars. Depuis plus d’une décennie, les délais annoncés n’ont cessé de changer, et le nombre de promesses non tenues s’est accumulé.
Récemment, Musk a réagi sur X à une discussion impliquant Jared Isaacman, patron de la NASA, qui soulignait que la priorité actuelle est la Lune, et non Mars. Isaacman a souligné qu’il y a des enjeux plus urgents à traiter concernant la conquête spatiale.
La priorité de SpaceX est donc de se concentrer sur le programme Artémis, qui vise le retour des humains sur la Lune. Cette orientation est également liée à la nécessité de ne pas se faire dépasser par d’autres puissances, notamment la Chine, qui intensifie ses efforts dans le domaine spatial.
Bien que Mars demeure un objectif à long terme, le vol habité semble être prévu pour 2040, un horizon jugé optimiste compte tenu des défis techniques et financiers à relever.
Dans ce contexte, Musk a déclaré : « Des gens sur Mars d’ici environ 5 à 7 ans. Un atterrisseur martien un peu plus tôt. » Ce calendrier, qui serait deux à trois fois plus rapide que celui de la NASA, a suscité de nombreuses réactions sceptiques sur les réseaux sociaux.
La communauté spatiale a appris à composer avec les déclarations de Musk, qui tendent à se décaler dans le temps. Une compilation de ses précédentes promesses montre une tendance à avancer des délais proches, qui semblent toujours se reculer.
Ces ajustements, souvent qualifiés d’« Elon Time » par ses détracteurs, mettent en lumière une vision ambitieuse, mais soulignent également les contraintes physiques inhérentes à l’exploration spatiale. La fenêtre de lancement vers Mars ne s’ouvre qu’environ tous les 26 mois. Rater une occasion retarde la mission de plusieurs années.
Ainsi, si SpaceX réussit à envoyer un atterrisseur inhabité sur Mars lors de la fenêtre de fin 2028, cela serait déjà un accomplissement significatif, alors que les défis à relever demeurent nombreux.
Source : Numerama


