Les élèves de première réagissent après l’épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat
Nice, le 12 juin 2026 – À 10 heures ce vendredi, le portail du lycée Calmette s’est ouvert, libérant des élèves de première après la première épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat. Les réactions sont variées : certains affichent un sourire de soulagement, tandis que d’autres semblent plus pensifs.
Entre soulagement et incertitude
Lucille, l’une des élèves, partage son impression avec ses amies : « Il n’y avait pas les suites ni les dérivés, ils nous ont fait un cadeau avec ce sujet. » Nicolas, qui a composé sur un sujet différent, abonde dans ce sens en affirmant : « Je n’ai pas révisé, c’était très simple. » À ses côtés, Pauline estime que le sujet était « accessible pour tout le monde, qu’on ait la spécialité ou pas. » Cependant, Ysé, plus préoccupée, exprime son inquiétude : « C’était terrible, j’espère avoir une bonne note. »
L’épreuve, d’une durée de deux heures, a été gérée de manière inégale par les candidats. Ilyana révèle qu’elle a dormi une heure et demie et n’a fait que la moitié des exercices, tandis que Pauline se réjouit d’avoir terminé en seulement trente minutes. Qu’ils aient réussi ou non, tous s’accordent à dire que l’enchaînement des épreuves de français et de mathématiques sur deux jours a été stressant. Lucille conclut : « Maintenant c’est fait, on n’aura plus jamais cours de maths. » Susanne, à ses côtés, s’exclame : « On est libérés ! »
« J’ai dû apprendre toute seule »
Malgré un certain soulagement, de nombreux élèves expriment un manque de préparation. Charlotte souligne : « On a travaillé toute l’année avec la calculatrice et là, on n’y avait pas le droit. J’ai dû apprendre à poser mes calculs toute seule. » Lucille ajoute que l’heure et demie de maths par semaine est insuffisante pour se sentir prête.
Pour compenser, certains élèves ont cherché des solutions. Kenza a pris un professeur particulier pour mieux comprendre certaines notions, tandis que Zinedine et Enzo ont passé une semaine à la bibliothèque, de 10 heures à 19 heures.
Cependant, tous ne prennent pas cette épreuve au sérieux. Lucille fait remarquer que le coefficient de mathématiques (1) est minuscule comparé aux autres matières, ce qui amène certains à ne pas fournir le même effort.
L’Éducation nationale espère renforcer l’intérêt des élèves pour les mathématiques, mais le message semble encore difficile à faire passer. À la sortie du lycée, une chose est claire : après deux jours d’épreuves, le soulagement d’avoir terminé avec les examens écrits est palpable.
Source : Nice Matin