Le champ de pratique des pharmaciens québécois élargi à partir du 9 décembre
Le ministère de la Santé du Québec a annoncé que le champ de pratique des pharmaciens sera élargi à compter du 9 décembre. Cette initiative vise à améliorer l’accès aux soins et à alléger la charge sur le système de santé, selon les autorités.
Benoit Morin, président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), a souligné la nécessité de patience, indiquant que les équipes auront besoin de temps pour se former et adapter leurs installations. Il a précisé que certains domaines nécessiteront une formation supplémentaire pour garantir une pratique optimale.
À partir de cette date, les pharmaciens auront la capacité de renouveler des ordonnances sans limite, contrairement à la réglementation actuelle qui impose un renouvellement pour une durée de six mois, après quoi le patient doit consulter un médecin. De plus, les pharmaciens bénéficieront d’une plus grande autonomie pour traiter des conditions courantes telles que les infections respiratoires, les poux et le zona.
Les nouvelles mes incluent également une latitude accrue dans le traitement des maladies chroniques. Les pharmaciens pourront ajuster les traitements pour des conditions telles que l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 et le cholestérol, tout en s’occupant désormais de troubles comme l’anxiété généralisée et les dépressions majeures.
Cependant, l’Ordre des pharmaciens du Québec a averti que tous les services ne seront pas disponibles dès le premier jour, en raison de la pénurie actuelle de pharmaciens. Benoit Morin a ajouté que l’optimisation des ressources et l’automatisation seront essentielles pour répondre aux besoins croissants de la population.
Cette annonce fait suite à l’adoption du projet de loi 67 en 2024, conçu pour élargir certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé. Le projet vise à désengorger la première ligne des soins, afin de mieux répartir les responsabilités entre pharmaciens et médecins.
Dans un communiqué, le cabinet du ministre de la Santé a estimé qu’environ 360 000 services pharmaceutiques additionnels pourraient être offerts aux Québécois dans la première année d’application du règlement. Benoit Morin a exprimé sa conviction que ce nombre pourrait être supérieur, en raison des besoins croissants de la population.
Source : Ministère de la Santé du Québec.



