Édouard Philippe en campagne à Alès : une croisade contre le narcotrafic
Édouard Philippe était en campagne à Alès, dans le Gard, ce lundi 7 septembre 2026, aux côtés du maire LR de la ville, Christophe Rivenq. L’ancien Premier ministre et candidat Horizons à l’élection présidentielle a visité la capitale cévenole et a exposé ses propositions pour éradiquer le trafic de drogue en France.
Édouard Philippe est arrivé à Alès en fin de matinée, accueilli par le maire Christophe Rivenq. L’ancien Premier ministre a d’abord rencontré les élus de la majorité municipale avant de déambuler dans le centre-ville, de la cathédrale aux Halles de l’Abbaye. Il a ensuite présenté ses propositions contre le narcotrafic lors d’une réunion de travail avec les autorités locales de la sécurité, à l’hôtel de police municipale.
Le choix de cette commune, confrontée au narcotrafic, est symbolique. Le maire Rivenq avait dû être exfiltré de son domicile cet été suite à des menaces de mort de la part de trafiquants. Philippe a souhaité illustrer la fermeté de son programme sur l’autorité de l’État et la sécurité. Il a déclaré : « En tant que collègue, en tant qu’ami et en tant que concitoyen français, je voulais dire au maire d’Alès et à l’ensemble des habitants de cette ville qu’ils ne sont pas seuls face à ce combat. »
Mi-juillet, des inscriptions affiliées à la « DZ Mafia » et deux munitions de calibre 9 mm avaient été découvertes au domicile de Christophe Rivenq. De nouvelles menaces avaient conduit à son exfiltration par le RAID quelques jours plus tard. L’enquête est toujours en cours, menée par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
Philippe a souligné que le narcotrafic est une vague qui touche tous les milieux sociaux et tous les territoires. Il a affirmé que la consommation de drogues s’accélère en France, posant un problème de santé publique et de sécurité de l’État. Selon lui, le narcotrafic constitue une menace pour la sécurité et les institutions.
« Nous ne pourrons pas vivre dans une société apaisée et en sécurité aussi longtemps que le narcotrafic marquera des points sur notre territoire », a-t-il ajouté.
Pour aller plus loin, Philippe propose la création d’un état d’urgence narcotrafic, inspiré des mes contre le terrorisme. Cela inclurait des perquisitions et l’utilisation de moyens technologiques, comme la reconnaissance faciale, pour interdire l’accès à certaines zones aux trafiquants. Il souhaite également faciliter la saisie des biens des trafiquants et priver d’allocations ceux impliqués dans des trafics de drogue.
Des propositions que le maire Rivenq soutient, affirmant qu’elles permettront de donner un arsenal supplémentaire à l’État et à ses services. D’autres candidats à la Présidence sont attendus à Alès dans les mois à venir, et nombre d’entre eux devraient également aborder la lutte contre l’insécurité.
Source : France 3 Régions

