Hommages à Édouard Balladur après son décès : un homme d’État salué pour son sens de la République
Ancien Premier ministre de 1993 à 1995 et candidat à l’élection présidentielle, Édouard Balladur est décédé le 31 août à l’âge de 97 ans. Les hommages affluent de la part de nombreux responsables politiques, qui soulignent son sens de l’État et son dévouement à la République.
Emmanuel Macron a salué un homme qui avait « consacré sa vie à la Ve République », évoquant son parcours de député, de ministre et de Premier ministre, ainsi que sa proximité avec Georges Pompidou. Le chef de l’État a décrit Balladur comme un « serviteur exigeant, mesuré, dévoué » de la France.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a également rendu hommage à l’ancien député de Paris, affirmant qu’il avait « une haute idée de nos institutions et de la responsabilité de ceux qui les servent ». Elle a noté qu’il avait « pris toute sa part à la vie de notre République et aux grands débats qui l’ont traversée ».
« Un exemple », pour Sarkozy
Gabriel Attal a également exprimé son respect, déclarant que « la République perd un grand serviteur ». Sébastien Lecornu a rappelé les « cinquante années de l’histoire de la Ve République » auxquelles Balladur reste associé, de ses débuts auprès de Georges Pompidou jusqu’à Matignon.
À droite, Nicolas Sarkozy a qualifié Balladur de « mentor et ami », affirmant qu’il n’aurait pas eu la carrière politique qu’il a connue sans la confiance de l’ancien Premier ministre. Éric Ciotti, ancien collaborateur de la campagne présidentielle de Balladur en 1995, a souligné sa « filiation balladurienne » basée sur « la réforme et la liberté économique ».
La maîtrise des finances, pour Bardella
Bruno Retailleau a mis en avant les convictions « de droite et libérales » de l’ancien Premier ministre, tout en soulignant sa « modération » face aux « dérives actuelles de la politique ». Valérie Pécresse a salué un « homme de culture et de convictions ».
Au Rassemblement national, Jordan Bardella a évoqué les positions de Balladur sur la maîtrise des finances publiques, tandis que Marine Le Pen, malgré leurs « désaccords politiques », a reconnu en lui une « figure majeure de la vie politique de la Ve République ».
Ces réactions témoignent d’une reconnaissance unanime pour un homme qui a marqué la politique française et dont l’héritage continue d’influencer le débat public.
(Source : LCP)

