Edgar Grospiron : clap de fin !
Comme prévu, Edgar Grospiron a démissionné de ses fonctions de président du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2030 en France, ce jeudi en marge du bureau exécutif, auquel il n’a pas assisté. Le directeur général Vincent Roberti asra l’intérim.
C’est désormais officiel : Edgar Grospiron (57 ans) n’est plus le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2030 en France. Le bureau exécutif des Jeux Olympiques et Paralympiques, qui s’est tenu ce jeudi à Décines, a essentiellement résonné de l’annonce du départ de l’ancien champion olympique de la tête du COJOP Alpes 2030. L’ex-homme fort du projet n’a pas assisté à la réunion, ni en présentiel ni en visio.
Sous pression de toutes les parties prenantes, y compris l’État, les régions Sud et Auvergne – Rhône-Alpes, ainsi que le comité olympique et paralympique, Grospiron a donné sa démission, dont le bureau a pris acte tout en le remerciant « pour son engagement au service du projet ».
Vincent Roberti pour asr l’intérim
Grospiron, nommé après le refus du légendaire biathlète Martin Fourcade, semblait avoir un avenir incertain depuis cet été. Lors d’un précédent bureau exécutif, il avait tenté d’imposer les candidatures de deux nouveaux directeurs, Xavier Blecker et Blandine Vinagre-Rocca, mais ces propositions avaient été retoquées. L’ancien président, qui a exercé ses fonctions pendant dix-neuf mois, avait tenté de minimiser la situation en évoquant un simple « contretemps ».
Des rumeurs circulent selon lesquelles Grospiron aurait quitté son poste plus tôt si Renaud Muselier n’avait pas demandé un sursis pour lui auprès d’Emmanuel Macron, lors d’un voyage présidentiel en Inde. Ce départ s’inscrit dans un contexte de dissensions et de problèmes de gouvernance, et suit une vague de démissions, y compris celle de l’ancien directeur général Cyril Linette. Une assemblée générale extraordinaire actera l’intérim de Vincent Roberti en attendant la désignation d’un nouveau président.
Dans la soirée, Grospiron a réagi sur son compte LinkedIn, déclarant qu’il ne pouvait plus rester à la présidence dans ce contexte. « Certains diront que c’est un échec ou un renoncement. Je préfère dire que j’ai atteint, dans le cadre qui était le mien, le point où il devenait plus juste de passer la main que de s’y accrocher. »
Source : Le Parisien

