Les Écologistes font leur rentrée à Grenoble : tensions autour de la présidentielle 2027
Les Écologistes ont ouvert leurs universités d’été à Grenoble, marquées par des débats animés sur la stratégie à adopter pour la présidentielle de 2027. Ce rassemblement, qui se tient jusqu’au samedi 22 août, réunit militants et cadres du parti afin de définir la marche à suivre : présenter une candidature écologiste autonome ou soutenir les candidatures de Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann.
Marine Tondelier, cheffe du parti et candidate, doit prendre la parole ce vendredi. Sa déclaration est attendue avec impatience, alors que le mouvement se retrouve divisé, tiraillé entre les insoumis et les sociaux-démocrates.
Les discussions révèlent des divergences au sein des militants. Certains, comme Jonas, expriment des doutes quant à la candidature de Glucksmann, soulignant la nécessité d’une gauche unie et forte. Un autre militant, Jean-Pierre, évoque la situation avec ironie : “C’est la course de petits chevaux. Je suis candidat, je suis candidat, je suis candidat, retenez-moi sinon je suis candidat…”
Malgré ces tensions, Tondelier reste déterminée à rassembler. Elle affirme : “Évidemment que je suis candidate. Est-ce que j’en fais un enjeu juste personnel? Évidemment que non.” Elle met en garde contre l’auto-sabotage du parti : “Ce que je crains aujourd’hui, c’est qu’il n’y en ait plus, à force que chacun se tape l’un sur l’autre toute la journée.”
Sandrine Rousseau appelle à un vote des militants et plaide pour un rapprochement avec les insoumis, avertissant que le parti doit rapidement choisir sa direction. Elle déclare : “On s’embourbe complètement. Et on est en train de s’enliser totalement. Donc maintenant on choisit.”
Un cadre du parti critique la situation, affirmant que l’objectif semble moins être de gagner la présidentielle que de déterminer qui sera le “roi du cimetière de la gauche”.
Cette rentrée politique s’inscrit dans un contexte où les préoccupations écologiques sont de plus en plus présentes dans l’opinion publique, surtout après un été marqué par des événements climatiques extrêmes.
(Source : RMC)



