Il n’y a pas de profil type : ces personnes qui souffrent d’éco-anxiété
Le pic de chaleur de la nouvelle canicule en France ravive une inquiétude croissante : huit Français sur dix craignent les conséquences du changement climatique. Cette éco-anxiété, qui touche un nombre croissant de personnes, peut paralyser le quotidien.
Lucien Stoven, 25 ans, exprime son angoisse face à la situation climatique. « Je me dis qu’il fait super chaud, que tout crame, mais quand j’aurai 40 ans, ce sera deux fois pire. Chaque année sera la plus fraîche que je connaîtrai du reste de ma vie », confie-t-il. Lucien fait partie des jeunes adultes, environ un sur dix dans la tranche d’âge de 25 à 34 ans, qui souffrent d’éco-anxiété. Cette détresse est exacerbée par les catastrophes environnementales de cet été, marquées par des incendies ravageurs, une sécheresse historique et des pertes humaines dues aux canicules.
Actuellement, près de 15 millions de Français ressentent les effets de l’éco-anxiété, un chiffre en hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Les symptômes incluent insomnie et pensées obsessionnelles. Pierre-Éric Sutter, psychologue et fondateur de l’Observatoire de l’éco-anxiété, souligne que « ce n’est pas une peur irrationnelle » et qu’il n’existe pas de profil type pour ces personnes, qui peuvent être de tout âge, des jeunes adultes aux personnes âgées.
Pour atténuer cette anxiété, les professionnels recommandent d’engager des projets concrets. Lucien a ainsi choisi de se réorienter vers une carrière en écologie politique après avoir abandonné son parcours d’ingénieur.
L’éco-anxiété constitue un enjeu de santé mentale croissant en France, nécessitant une attention particulière et des solutions adaptées.
Source : Franceinfo



