Éclipse solaire totale : des millions de spectateurs émerveillés
Une première en Europe depuis 1999, l’éclipse solaire totale a captivé de nombreux observateurs le mercredi 12 août. Ce phénomène astronomique a débuté aux confins de l’Arctique, dans les régions les plus septentrionales de la Russie, par une éclipse partielle, lorsque la Lune a masqué une partie du Soleil, à 17 heures (heure locale).
En France métropolitaine, l’éclipse partielle a été particulièrement marquante, atteignant 99,7 % d’obscuration à Hendaye, à proximité de la frontière espagnole. Ce phénomène s’est déplacé rapidement, l’ombre de la Lune avançant sur la surface de la Terre à environ 3 430 km/h, selon l’Observatoire de Paris.
Au Pic du Midi, les nuages ont temporairement laissé place à un ciel dégagé, permettant à de nombreux visiteurs d’admirer l’événement. À Paris, des foules se sont rassemblées sur l’esplanade des Invalides, où l’émerveillement était palpable, avec des exclamations de joie et des photos immortalisant la scène.
L’Espagne retient son souffle
L’éclipse a été visible en Espagne, s’étendant de la Galice à la côte méditerranéenne et aux Baléares. De nombreux spectateurs ont attendu sous la chaleur, certains ayant même installé des télescopes pour ne rien manquer. Dans le nord de l’Espagne, la Lune a entièrement masqué le Soleil, plongeant des millions de personnes dans l’obscurité en plein jour, un événement acclamé par des centaines de personnes à Lodoso, près de Burgos. À Tarragone, l’obscurité a été accueillie par des cris et des applaudissements, tandis qu’aux Baléares, des touristes ont également observé le phénomène, certains encore en maillot de bain.
De Tarragone à Reykjavik, la fête du noir
En Islande, malgré un ciel gris et pluvieux, des milliers de curieux ont connu une obscurité totale lorsque le Soleil a disparu derrière la Lune. L’éclipse totale a duré environ 2 minutes et 13 secondes au-dessus des falaises de Latrabjarg, tandis qu’à Reykjavik, elle n’a duré qu’une minute et une seconde. Cet événement rare, le premier à être visible à Reykjavik depuis 1433, a attiré plusieurs milliers de personnes, alors que près de 75 000 touristes se trouvaient en Islande ce jour-là.
Ce phénomène astronomique, qui a duré environ deux heures au total, a également permis aux scientifiques d’étudier l’atmosphère du soleil et sa couche externe, dans l’espoir de mieux comprendre les vents solaires et le champ magnétique de notre étoile.
Source : AFP



