Admirez les plus belles photos de l’éclipse solaire du 12 août : elles révèlent la couronne et les protubérances du Soleil
Mercredi 12 août, peu après 20 heures, la lumière a faibli sur toute la France. Une éclipse totale de Soleil traversait alors l’Arctique, le Groenland, l’Islande puis l’Espagne. Depuis, les photographies affluent, envoyées par des astronomes amateurs et des voyageurs postés le long de la bande de totalité. En France métropolitaine, le phénomène n’était que partiel, atteignant cependant un niveau inédit depuis 1999 : le disque solaire a été occulté à 99,7 % à Saint-Jean-de-Luz et 99,6 % à Biarritz.
Ces clichés, aux styles variés, dépendent largement des conditions météorologiques. Dans la partie nord de la trajectoire, les nuages ont largement gâché le spectacle, tandis qu’en Espagne, où l’éclipse s’est produite près du coucher du Soleil, les vues étaient superbes. Les images venues des hauteurs de Castille montrent les premiers instants de la totalité.
Des jets de plasma figés sur les clichés
Sur plusieurs photographies, une excroissance rose déborde du bord lunaire, une protubérance, immense filament de plasma projeté par notre étoile. À A Coruña, sur la côte galicienne, elle apparaît nettement malgré les nuages. Dans la même ville, un télescope grossissant vingt fois a livré une couronne solaire d’une grande finesse. À Ségovie, l’anneau lumineux se détache sur un ciel encore bleuté, dû à la faible hauteur du Soleil, proche de l’horizon ouest.
Le déroulé de l’éclipse était réglé à la seconde. L’ombre lunaire a touché la Terre à 15 h 34 UTC. Le maximum a eu lieu à 17 h 46 UTC, près du détroit du Danemark, où la totalité a duré 2 minutes et 18 secondes, valeur maximale pour cette éclipse. Le trajet complet a couvert environ 8 300 kilomètres en un peu plus de 92 minutes. En Espagne, la totalité n’a jamais dépassé 1 minute et 50 secondes.
Hors de la bande d’ombre, une lumière inhabituelle
Les images prises ailleurs racontent une autre histoire. À Sheffield, dans le nord de l’Angleterre, le Soleil s’est réduit à un fin croissant orange. Plus au nord, dans le comté de Durham, l’occultation a atteint 92 %. Depuis l’État de New York, un photographe a reconstitué toute la séquence partielle en une série d’images. En France, l’occultation a varié d’environ 89 % au nord-est à plus de 99 % au Pays basque, le Sud-Ouest ayant frôlé la totalité sans jamais l’atteindre.
Ces photographies, dépassant la simple carte postale, offrent un instantané de l’atmosphère solaire. La couronne solaire, difficile à observer depuis le sol, n’apparaît à l’œil nu que pendant la totalité, soit quelques dizaines de secondes. Les images amateurs documentent l’activité solaire à un moment précis, complétant ainsi les campagnes professionnelles.
Une soirée d’été à deux phénomènes
Le 12 août proposait également un second rendez-vous : les Perséides atteignaient leur maximum. La Lune étant nouvelle, le ciel nocturne restait parfaitement sombre, permettant aux observateurs bien placés d’apercevoir un météore filer pendant la totalité.
La saison d’éclipses n’est pas close. Une éclipse partielle de Lune suivra les 27 et 28 août. Pour revoir une totalité, il faudra patienter jusqu’au 2 août 2027, qui traversera l’Afrique du Nord et durera jusqu’à 6 minutes et 23 secondes. L’Espagne continentale n’avait plus connu pareil événement depuis le 30 août 1905.
Source : Science et Vie.



